Macron et Merkel proposent un plan de relance européen de 500 milliards d'euros

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La Commission européenne a indiqué se réjouir de la proposition franco-allemande.
La Commission européenne a indiqué se "réjouir" de la proposition franco-allemande. (Crédits : AXEL SCHMIDT)
Élément inédit dans la construction européenne: Paris comme Berlin proposent que ce soutien soit financé par des emprunts de la Commission sur les marchés "au nom de l'UE". Cet argent sera ensuite reversé en "dépenses budgétaires" aux pays européens et "aux secteurs et régions les plus touchés", souligne la déclaration franco-allemande. Sur Twitter, le directeur du Centre Jacques Delors de Berlin, Henrik Enderlein a qualifié cette opération de "signal historique".

[Article mis en ligne le 18/05/2020 à 17h56, mis à jour le 19/05/2020 à 8h25]

Le couple franco-allemand a proposé lundi un plan de relance de 500 milliards d'euros afin d'aider l'Union européenne à surmonter la crise historique engendrée par la pandémie de coronavirus, via un mécanisme inédit de mutualisation de la dette européenne.

"Pour soutenir une reprise durable qui rétablisse et renforce la croissance dans l'UE, l'Allemagne et la France soutiennent la création d'un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé" dans le cadre du prochain budget de l'UE doté "de 500 milliards d'euros", souligne une déclaration commune.

Élément inédit dans la construction européenne: Paris comme Berlin proposent que ce soutien soit financé par des emprunts de la Commission sur les marchés "au nom de l'UE".

Cet argent sera ensuite reversé en "dépenses budgétaires" aux pays européens et "aux secteurs et régions les plus touchés", souligne la déclaration.

"Ces 500 milliards ne seront pas remboursés par les bénéficiaires de ceux qui utiliseront cet argent", a affirmé le président français Emmanuel Macron dans une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"Ce ne seront pas des prêts mais des dotations" directes aux pays les plus touchés, a-t-il martelé.

La portée politique d'une telle proposition est très forte, pour une UE qui s'était déchirée, presque jusqu'au point de rupture, lors de la crise financière et le Grexit, sur l'épineuse question de la mutualisation des dettes.

Sur Twitter, le directeur du Centre Jacques Delors de Berlin, Henrik Enderlein a qualifié cette opération de "signal historique".

Pour l'économiste Jean Pisani-Ferry, c'est un "reboot pour le couple franco-allemand. Impressionnant. Maintenant commence le plus dur: la négociation de l'UE à 27".

L'Autriche veut des "prêts"

Un tel plan constituerait ainsi un pas inédit vers une mutualisation de la dette au niveau européen, à laquelle Berlin mais aussi des pays de l'Europe du Nord ont longtemps été hostiles.

"La France et l'Allemagne se positionnent en faveur de la solidarité" européenne, a souligné Mme Merkel, en reconnaissant que la proposition était "courageuse" et susceptible de s'attirer des critiques notamment en Allemagne.

Ces 500 milliards viendraient s'ajouter aux 500 milliards environ déjà décidés par les ministres des Finances de la zone euro et constitués de capacités de prêts notamment.

Au total, l'Europe débloquerait donc environ 1.000 milliards d'euros pour contrer la récession historique qui se profile pour 2020 dans la zone euro (-7,7% selon les dernières prévisions de la Commission).

Reste désormais au couple franco-allemand à convaincre l'ensemble des États membres de l'UE.

La négociation à 27 pourrait être délicate, suivant les lignes de fracture traditionnelle de l'Union entre pays du "Nord" et du "Sud".

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a réagi sur Twitter en disant qu'il était favorable à des "prêts", et qu'il ne voulait pas d'augmentation du budget de l'UE mais une redistribution de ses ressources.

Il s'est entretenu sur ce sujet avec les dirigeants du Danemark, des Pays-Bas et de Suède, autres pays susceptibles de s'opposer à la proposition franco-allemande.

L'entourage du Premier ministre italien Giuseppe Conte comme le gouvernement espagnol ont eux salué "un pas dans la bonne direction", que les deux pays appelaient de leurs vœux.

"Moment hamiltonien" ?

"Les propositions franco-allemandes sont ambitieuses, ciblées et bienvenues", s'est félicitée la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est également "réjouie de la proposition constructive de la France et de l'Allemagne".

Elle doit elle-même présenter le 27 mai prochain son propre plan pour la relance économique de l'UE.

"Cette proposition [franco-allemande] va dans le sens de celle préparée par la Commission, laquelle tiendra également compte des points de vue de tous les États membres et du Parlement européen", a-t-elle ajouté.

De cette Europe unie, doit naître une "Europe de la santé", ont aussi souhaité Paris et Berlin.

"Notre volonté est de doter l'Europe de compétences très concrètes en matière de santé. Avec des stocks communs de masques et de tests, des capacités d'achats communes et coordonnées pour les traitements et les vaccins, des plans de prévention partagés des épidémies, des méthodes communes pour recenser les cas. Cette Europe de la santé n'a jamais existé, elle doit devenir notre priorité", a lancé M. Macron.

Pour M. Enderlein, "ce qui compte le plus aujourd'hui, c'est que France et Allemagne sont d'accord pour que dans une crise, l'UE puisse émettre sa propre dette à grande échelle. Le signal politique est que l'UE est plus qu'un groupe d'États-nations et a sa propre identité fédérale. Nous avons peut-être assisté à un moment Hamiltonien", en référence à Alexander Hamilton, secrétaire du Trésor qui fut un des pères du fédéralisme américain en centralisant les dettes des États dans les années 1790.

Par Pierre Donadieu et Jérôme Rivet, avec Yacine Le Forestier à Berlin

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Commentaires
a écrit le 20/05/2020 à 8:31 :
La France est contributeur net au budget de l’Union européenne. Pour Paris, il s’agit d’une arnaque, comme toutes les initiatives de ce type qui passent par Bruxelles. Ces 500 milliards d’euros ne sont pas de l’argent magique qui sort de nulle part. C’est un emprunt qu’il faudra rembourser et cela se fera sur le budget de l’Union européenne. Résultat: la France va surpayer pour d’autres pays, comme d' d' habitude ...
a écrit le 19/05/2020 à 16:27 :
Les médias répètent les mêmes images stupides depuis des décennies le "couple franco-allemand" hors comme souvent les discussions sont multiples dans ce cas surtout France Italie Espagne … sont déjà d'accord car ces pays ont déjà discutés ce plan cette proposition qui est une véritable avancée. Comme toujours les petits pays Autriche Pays Bas Danemark Suède seront contre donc rien n'est acquis. Le poids des petits pays dans les décisions devrait être remodulé et pourquoi pas sortir de la règle de l 'unanimité cela relancerait l'UE.
Réponse de le 19/05/2020 à 18:17 :
Les Pays-Bas sont la 5eme economie de l'UE avec un PIB de plus 800 milliards d'euros. Vous trouvez pas qu'ils ont egalement leur mot a dire sur une telle operation? Les quatre pays reunis que vous citez ont un PIB superieur a celui de l'Italie, on ne peut pas tout simplement leur imposer de payer et de se taire.
Réponse de le 20/05/2020 à 23:02 :
réponse à TVE (et à Mani)
si Pays Bas + Danemark +Suède (ce pays n'est pas dans zone Euro) + Autriche = +- 2100 milliards d'euros de PIB pour 42 millions d'habitants;
Allemagne + France + Italie + Espagne + Portugal + Grèce = +- 11 000 milliards d'euros avec 276 millions d'habitants cela est bien supérieur donc pour un consensus il faut oui "écouter" tout le monde mais ensuite il faut décider à la majorité et non à l'unanimité cela fera avancer l'UE. Désolé pour les petits pays: petits en surface, petits en PIB, petits en population ….
a écrit le 19/05/2020 à 13:42 :
C'est politique et il faut attendre là balle de match ... à ce qui perd gagne le choix peut se révéler subtil mais personne n'a intérêt au pire et 500 milliards cela reste modeste .
a écrit le 19/05/2020 à 13:19 :
Dans la mesure où il y’a un accord des 27, il faut se dire que ce montant de 500 millards d,€ est un plafond.
Les conditions d’aides pourraient être telles que , pour en bénéficier, le pays
« bénéficiaire »devra être littéralement moribond Ou très influent.
Comptons aussi sur certains pays pour en faire l’économie .
Pour l’instant, ça a la valeur d’ un effet d’annonce diplomatique efficace.
Attendons la suite.
a écrit le 19/05/2020 à 12:42 :
Youpee. Hourra. Poignée de main et embrassade. Mais si cette proposition est rejetée, quel nouveau discrédit pour l'Europe aprés le raté du protocole Discovery. Quelle prise de risque
a écrit le 19/05/2020 à 12:13 :
Ils y a une épidémie très grave c est pas 500 millards qui vont résoudre le problème en plus à 27 dont revenir à une Europe avec les frontières naturelles et jaques état et responsable de sont épidémie 😷 l Europe en état de mort un Brexit collectif pour finir avec la protection de l Europe une illusion passoire
Réponse de le 20/05/2020 à 2:26 :
Ce n'est pas la "pandémie" qui est "très grave" : le nombre de morts est ridicule pour une "pandémie". Ce qui est grave, c'est qu'une partie des morts est due à l'incompétence de nos dirigeants. Ce qui est grave, c'est de relancer un système bien plus meurtrier que le covid et qui détruit toute vie sur Terre. Ce qui est grave, c'est que nous, citoyens du monde, laissons une dictature assassine diriger nos vies.
a écrit le 19/05/2020 à 11:41 :
Une reprise en U ou une reprise en V , les français veulent plutôt une reprise en UV, bord de Mer et soleil pour se changer les idées.
a écrit le 19/05/2020 à 11:37 :
Soutient aux avionneurs,l'automobile ou la construction nautique...les écologistes vont sans doute râler .
Réponse de le 20/05/2020 à 2:28 :
Les écolos, je ne sais pas, mais normalement, toute personne qui s'inquiète des conditions de vie des générations futures devrait prendre les armes pour achever ces industries de luxe.
a écrit le 19/05/2020 à 10:42 :
poignée de mains, risettes, entente, bisounours, discours emphatiques, etc.... Ils ont déjà oubliés le traitement infligé à l'Italie dès le début de l'hécatombe. L'Europe en retard sur tous les sujets de notre époque, sauf sur les normes (l' étiquette pas là, non dans l'autre sens) qu'une ribambelle trop importante d'employés payés par nos impôts et qui se promène entre les pays (tourisme européen et mondial). Désolé de dire la vérité, les morts des Ehpads je ne l'encaisserai jamais, c'était à la gouvernance l'Europe et des états de prévoir, ils sont très bien payés..... et ils n'ont pas fait le travail !
a écrit le 19/05/2020 à 10:08 :
"Oh mon dieu l'économie s'écroule, il faut annoncer quelque chose, il faut encore une fois sauver les apparences !"

Vite un frexit.
Réponse de le 20/05/2020 à 2:30 :
Si vous pouviez arrêter vos appels à la guerre économique, ce serait sympa pour ceux qui en souffrent et en meurent.
a écrit le 19/05/2020 à 10:03 :
la validation de l échec de leur politique s affiche aux yeux de tous.pour ne pas avoir anticipé . mais sous estimé
a écrit le 19/05/2020 à 9:55 :
Comme d'habitude j'écoute sur BFM TV Nicolas DOZ et sa chronique éco
Ce matin j'étais très attentif à cette annonce "colossale" des 500 milliards de fonds européens pour aider à la reprise économique de l'UE.
Mais en buvant mon café j'ai failli m'étouffer avec la chute de sa chronique :"c'est mort, dans l'oeuf" car il faudra l'accord des 25 autres pays et certains ont déjà dit NEIN
a écrit le 19/05/2020 à 9:11 :
Je prie pour qu'un pays de l'union européenne votre contre ce projet, pour qu'il ne soit pas adopter. C'est une dette énorme qui attent nos prochaine générations.
a écrit le 19/05/2020 à 9:04 :
400 milliards pour les paradis fiscaux européens et 100 milliards pour leurs serviteurs encore un pognon dont on ne verra pas la couleur.
a écrit le 19/05/2020 à 8:20 :
Merkel ne prends pas de risque ,il faudrait l'unanimité pour ça et ça passera jamais. Ils ont tous les deux le sourire, il y a une futée et un quelque part entre bouillon et doullion
a écrit le 19/05/2020 à 8:07 :
Parler argent avant même de savoir ce que l'on veut en faire, si ce n'est des formules creuses type "verdir nos économies", est une plaisanterie. Par le passé, nous n'avons pas vu les bénéficies, ni financiers bien sûr, ni même sociaux, de tous ces "plans d'avenir"; nous devrions a minima avoir une analyse sur les bénéfices des plans passés (il est anti-démocrate de ne pas le faire, voire illégal). L'Assemblée Nationale a déserté le champ de batailles!
a écrit le 19/05/2020 à 7:45 :
Il faut que cela ce fasse sous la forme de prêts et non de subventions.
a écrit le 19/05/2020 à 1:13 :
C'est pas claire qui emprunte la Commission?
Qui garantie les prêt les États ?
La Commission?
C'est extrêmement flou dirait mon banquier
a écrit le 18/05/2020 à 23:16 :
Il faudrait bien noter les conditions pour l‘utilisation des fonds, engagement des états qui bénéficieront du programme de réaliser une politique économique solide et des réformes engagées, selon les priorités européennes, dans le cadre des traités européens et sous contrôle des parlements nationaux. Il est sûr que les discussions pour préciser ces conditions prendront bien du temps.
a écrit le 18/05/2020 à 22:55 :
Bien !!
Mais en quoi ce plan de relance de la Commission Européenne sera vert, comme annoncé avec force, s'il est avt tt destiné à soutenir les secteurs et les régions les plus touchés, comme par ex le tourisme et les régions viticoles en France ???
Mais, c'est peut-être pas le même...
Faut dire que le terme est devenu à la mode: avec Bruno en local, puis la Comm, et maintenant le couple Mercron... Ça plane fort pour eux. Manque plus qu'un plan du G7, ou mieux du G20, en passant par celui du FMI, de la Bque Mondiale...( Que ceux ou celles que j'aurai oublié de citer, m'excusent par avance)
a écrit le 18/05/2020 à 22:39 :
Voyons comment pourraient se passer les choses si cette proposition était adoptée. Il s’agira d’un emprunt lancé au niveau européen qui devrait être remboursé par les États membres de l’UE en fonction probablement de leur quote-part au budget de l’UE. C’est une fois que les 500 milliards d’euros auront été obtenus par emprunt qu’il pourront être distribués dans un cadre conditionnel aux pays qui en auront besoin, sans doute à tous les pays qui doivent rembourser l’emprunt européen mais suivant une clé de répartition qui profiteraient aux pays les plus touchés par la crise. Ce qui veut dire que parmi les pays qui vont rembourser l’emprunt certains vont y perdre, d’autres vont y gagner. La France qui est un contributeur net de l’UE va-t-elle y gagner ou y perdre. Je crains qu’une fois de plus ce soit une opération qui va encore lui coûter de l’argent. Même remarque pour le plan santé européen.
a écrit le 18/05/2020 à 22:01 :
Il va falloir voir les détails de ces milliards qui devront être remboursés mais ne devront pas être remboursés (à moins que ce ne soit le contraire), tout ça dans le même communiqué …

Il faudra voir ce qu’en dit la cour de Karlsruhe.
Et les populations. Parce qu’après leur avoir répété pendant des années que les pays du nord étaient vertueux et ceux du sud des fainéants (pour rester polis), ça va être dur de leur faire comprendre les bases de macro-économie en deux jours. Que les investissements/dépenses (y compris par la dette) des uns sont les revenus des autres (y compris par les créances). Que les déséquilibres dans une zone à monnaie unique, s’ils ne sont pas corrigés par des mécanismes de redistribution, sont problématiques à long terme. Et ceci quelque soit le sens du déséquilibre (trop d’importations/dettes, ou trop d’exportations/créances).

Parce que sans cela, cet accord ne passera pas (règle de l’unanimité des 27 oblige) car certains dirigeants subiront une trop forte pression politique à leur niveau national. Et s’ils passent en force, ça fera monter les partis europhobes.
On aura gagner quelques années, le "quelques" pouvant certes durer longtemps, mais toujours sans avoir résolu les problèmes de conception de l’UE et de la zone euro en particulier…

Enfin, soyons optimiste et disons que c’est une tentative d’avancée après des années de négation du problème...
a écrit le 18/05/2020 à 20:07 :
Sur la photo y en a un qui sait qu'il va a la retraite des vieux, et l'autre non

pauvre pays
a écrit le 18/05/2020 à 20:05 :
allons allons Mutti sait très bien que les hollandais vont mettre leur véto là-dessus
elle a bien rappelé en conf de presse qu'il faut un accord à 27
a écrit le 18/05/2020 à 19:49 :
Incroyable la gentillesse des allemands avec les français et en particulier avec l'Europe qui est composée de beaucoup de pays indisciplinés. Les pauvres.
Réponse de le 18/05/2020 à 20:41 :
Ah bon, par ce que vous pensez que les Allemands n'ont pas besoin que les italiens, français, espagnol et autres grecs achètent leurs grosse BMW, Mercedes et autres Audits??? Soit toute l'europe s'en sort, soit tous le monde prend un bouillon. Vous avez la même rhétorique que l'extrême droite hollandaise.....
a écrit le 18/05/2020 à 19:26 :
Les juges de Karlsruhe vont faire une attaque. :-) Pour eux ça serait 0 euro ! C'est précieux les euros. :-)
a écrit le 18/05/2020 à 19:06 :
Comprends pas...Ici on lit "Ce ne seront pas des prêts mais des dotations,a dit Macron"
Dans Le Monde on lit "Pour autant, répétait-on à Berlin, pas question que cet argent soit transféré : il devra être remboursé par les pays qui en bénéficieront"
Réponse de le 19/05/2020 à 8:15 :
Sans doute des prets qui ne seront jamais remboursés.Cest ce qui se passe chez nous avec les prets accordés aux entreprises avec garantie de l'état.Ces prets seront rachetés par la BCE avec création monétaire un jour ou l'autre.

Ceci est juste un acte politique visant a montrer que l'europe est solidaire.Cela permettra de sauver les Airbus ou autres sociétés automobiles...
a écrit le 18/05/2020 à 18:34 :
500 millards des euros ouf une Europe 500 millons d habitants de la rigolade au mois 1000 millards là ? Un vaccin pour Merkel et Macron
a écrit le 18/05/2020 à 18:21 :
Jésus multipliait les pains, eux, ils multiplient les billets !
Réponse de le 19/05/2020 à 16:36 :
il existe une banque centrale BCE pour créer de la monnaie c'est ce que font toutes les grandes banques centrales USA (même avec plus de 25 000 milliards de dette ) Japon (avec une dette de plus de 240% du PIB)….L'UE aura besoin de bien plus, au moins 1000 milliards d'euros.

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