Pouvoir d'achat : l'Italie va taxer les entreprises de l'énergie
latribune.fr

Le Premier ministre italien Mario Draghi
GUGLIELMO MANGIAPANE
latribune.fr

Le Premier ministre italien Mario Draghi
GUGLIELMO MANGIAPANE
Il est « possible » d'augmenter le niveau d'imposition des entreprises de l'énergie et de réorienter une partie de ces revenus vers des mesures visant « à amortir l'impact de la hausse des prix sur les consommateurs », a affirmé, le 14 mars, le secrétaire général de l'OCDE.
Au-delà de ces mesures de court terme, ce dernier a encore jugé nécessaire d'« accélérer » les efforts pour « assurer la sécurité de l'offre » d'énergie, notamment dans l'UE, très dépendante du gaz et du pétrole russes. « Il s'agit clairement d'un problème structurel », a-t-il insisté.
Des paroles aux actes, l'Italie a annoncé, le 18 mars, qu'elle allait taxer les bénéfices supplémentaires réalisés par les entreprises du secteur énergétique grâce à la flambée des prix due à la guerre en Ukraine, afin d'alléger le coût pour les familles et les entreprises.
Le ministre italien de l'Economie et des Finances Daniele Franco a précisé que la taxe serait de 10% sur les profits supplémentaires engrangés, sans donner plus de détails pour le moment. Une source gouvernementale a expliqué à l'AFP que la taxe portera sur les profits supplémentaires réalisés au cours des six derniers mois, en les comparant aux profits de la même période l'an dernier.
L'argent récolté aidera à financer un train de mesures de 4,4 milliards d'euros destiné à alléger la flambée des prix de l'énergie, a expliqué Mario Draghi, venant s'ajouter aux 16 milliards d'euros déjà dépensés en ce sens ces six derniers mois. Les mesures d'aide seront également financées par les revenus fiscaux supplémentaires générés par la hausse des prix de l'énergie et ne nécessiteront pas de nouvel emprunt, selon la source gouvernementale.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Parmi les nouvelles mesures italiennes décidées en cette période de « grande volatilité », figure une baisse des taxes sur les carburants, pour réduire les prix à la pompe de 25 centimes d'euros par litre pendant un mois. Le gouvernement va également geler les factures d'énergie, en leur appliquant les prix de l'été dernier, pour 1,2 million de foyers supplémentaires, portant le nombre de foyers concernés à 5,2 millions.
(avec AFP)
latribune.fr