Le Coq Noir et le pari du « bio augmenté »
Maëva Gardet-Pizzo
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... imminente d'une station qui remplacera 75 % du gaz par de la chaleur solaire.
Achard de légumes et pâte de curry. C'est par ces deux produits que Le Coq Noir entre sur le marché au moment de sa création en 1979. Son positionnement - qui n'a pas changé depuis : proposer des produits de la cuisine du monde sans colorant ni conservateur.
Mais les temps changent, et les exigences de qualité de l'entreprise aussi. Au fil des années, elle choisit de rapprocher ses approvisionnements. « Il existe des tas de recettes incroyables sur la planète et finalement, la plupart des ingrédients qui les composent peuvent pousser en France », observe Thibaut de Leusse, PDG du Coq Noir qui vient par exemple de lancer une sauce soja à partir de soja français. « Le soja est une légumineuse. Et comme toutes les légumineuses, il peut pousser sous nos climats. Évidemment, on trouve ailleurs dans le monde des pratiques qui permettent de le faire pousser plus abondamment, mais nous avons en France une belle filière et on en profite ». Même chose pour le piment : « On connaît le piment d'Espelette dans le Sud Ouest. Mais le piment pousse aussi très bien en Provence où nous travaillons avec six maraîchers partenaires »
Locaux, les produits sélectionnés par l'entreprise sont aussi, depuis 2018, issus de l'agriculture biologique. Un choix cohérent vis-à-vis du positionnement de l'entreprise qui revendique une offre dépourvue de produits chimiques, du champ à l'usine. « Or la filière bio est la seule qui peut nous garantir cela ».
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Mais si la fin des années 2020 était porteuse pour le bio, avec une demande en constante hausse, la donne a changé depuis. « L'inflation a fait faire des arbitrages aux Français et a probablement défavorisé une partie de nos produits même si le bio est en réalité bien moins impacté par l'inflation que les produits conventionnels ». En résulte une inversion de l'offre et de la demande qui « impacte tout le monde : nous, mais surtout les agriculteurs dont certains, faute de volume, se déconvertissent ».
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