En mobilisant une enveloppe de 2 millions d'euros supplémentaires auprès de ses investisseurs historiques - The Yield Lab Europe et la Caisse d'Epargne Côte d'Azur - auxquels s'est adjoint Go Capital via son fonds dédié à l'océan, Biocéanor poursuit son objectif : s'amarrer plus fortement encore au marché aquacole en renforçant les positions acquises ces 18 derniers mois en Norvège et au Chili.
Il faut dire que la bluetech basée à Sophia Antipolis et Toulon est spécialisée dans les services de prédiction de la qualité de l'eau et des interactions avec les productions aquacoles, un sujet peu couvert par une industrie qui se distingue pourtant par sa course à l'innovation. « Le marché de l'aquaculture est en plein essor, il est mouvant et en constante innovation du fait d'une industrie très digitalisée. Dans les grands pays producteurs, tout est piloté à distance depuis un centre de contrôle, rien depuis la ferme. Nous sommes très loin des élevages aquacoles français encore très artisanaux », explique Samuel Dupont, président et co-fondateur de l'entreprise. De ce fait, si les innovations sont nombreuses, « elles ne s'intéressent pas forcément à la qualité de l'eau ni à l'interaction entre celle-ci et les élevages. » D'où la percée de la start-up sur ce marché, qui y réalise 80% de son chiffre d'affaires (non communiqué), en alliant des compétences océanographiques, métiers et de machine learning.