Face aux accusations de Scor, Covéa apporte son soutien à son PDG Thierry Deriez

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Le réassureur Scor a engagé des poursuites contre Covéa pour violation du secret des affaires.
Le réassureur Scor a engagé des poursuites contre Covéa pour "violation du secret des affaires". (Crédits : Christian Hartmann)
Le conseil d'administration de l'assureur mutualiste Covéa a indiqué mercredi réaffirmer son soutien au PDG du groupe Thierry Derez visé par des poursuites engagées par le réassureur Scor qui l'accuse de violation du secret des affaires.

Covéa fait bloc autour de son PDG. Le conseil d'administration de l'assureur mutualiste a indiqué, mercredi, réaffirmer son soutien au PDG du groupe, Thierry Derez, visé par des poursuites engagées par le réassureur Scor qui l'accuse de violation du secret des affaires. Au lendemain de l'annonce de poursuites engagées par Scor à l'encontre du groupe Covéa et de son PDG, Thierry Derez, le conseil d'administration de l'assureur mutualiste "rejette fermement l'ensemble des accusations infondées proférées par Scor et réaffirme son soutien unanime à Thierry Derez et à son action", indique l'instance dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion extraordinaire.

Lire aussi : Scor poursuit en justice Covéa, Barclays et Rothschild

Covéa - propriétaire des marques Maaf, MMA et GMF - réitère qu'il "fera valoir tous ses droits" pour défendre "ses intérêts face à la grave atteinte réputationnelle résultant des mises en causes inacceptables de Scor". Cette réaction est un énième rebondissement dans un conflit agitant les deux groupes depuis six mois. A l'origine du différend, une tentative infructueuse de rachat de Scor par Covéa fin août 2018, sèchement refusée par Scor au nom de sa stratégie d'indépendance. Le réassureur avait également dénoncé un conflit d'intérêts du patron de Covéa, Thierry Derez, celui-ci ayant fait son offre de rachat alors qu'il était membre du conseil d'administration de Scor. Fin novembre, M. Derez s'était finalement retiré de l'instance de gouvernance du réassureur.

Rachat avorté

Covéa a surpris mardi en affirmant renoncer à son projet de rachat évoquant le refus de dialogue de Scor et son attitude ouvertement hostile contre lui. Quelques heures après, Scor donnait un tournant judiciaire au dossier en annonçant l'engagement de poursuites à l'encontre du groupe et de son dirigeant mais aussi des banques Barclays et Rothschild & Co, qui ont conseillé Covéa dans son projet de rachat.

Il précisait avoir également saisi l'Autorité des marchés financiers, Covéa ayant à deux reprises communiqué sur cette opération durant les heures de cotation, entraînant des fluctuations majeures du cours du titre de Scor. Enfin, le réassureur a enfoncé le clou mardi dans la soirée en divulguant sur son site la citation présentée devant le tribunal correctionnel de Paris. Ce document élaboré par Scor affirme que M. Derez aurait utilisé des données confidentielles pour établir son offre de rachat et parallèlement saper un projet de rapprochement entre Scor et le réassureur Partner Re.

(Avec AFP)

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