Le gouvernement déchiré par son budget
Jules Pecnard et Nicolas Prissette
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Didier Migaud et Michel Barnier le 27 septembre, lors de la présentation du gouvernement.
LTD/Vincent Isore/IP3
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Didier Migaud et Michel Barnier le 27 septembre, lors de la présentation du gouvernement.
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Un grand imbroglio. À peine présenté en Conseil des ministres, le projet de budget 2025 élaboré en un temps record par Michel Barnier suscite la division au sein même du gouvernement, de manière inédite. Plusieurs ministres contestent ouvertement la copie initiale, qui vise à réaliser 40 milliards d'euros d'économies et 20 milliards de hausses d'impôts pour inverser la spirale infernale du déficit public.
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Hier, Laurent Saint-Martin, ministre des Comptes publics, s'est empressé sur TF1 de tacler sa collègue de la Transition écologique. La veille, Agnès Pannier-Runacher a souhaité relever la fiscalité du gaz par voie d'amendement, afin que cette énergie carbonée ne soit pas moins chère que l'électricité, largement décarbonée. Mais Saint-Martin s'est dit « défavorable » à cette idée, plongeant l'exécutif en zone de turbulences. Avec Antoine Armand, ministre des Finances, il a, en revanche, entendu une doléance du garde des Sceaux. Didier Migaud a considéré son enveloppe trop basse par rapport à la loi de programmation de la justice. Elle sera relevée. Et Rachida Dati, à la Culture, a obtenu un coup de pouce pour les crédits du patrimoine, que le texte, dans sa version Barnier, mettait à contribution.
Jules Pecnard et Nicolas Prissette