Les banques européennes trop exposées en Ukraine?

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L'Ukraine s'embrase à l'Est. Et les banques européennes devraient trembler. Du moins c'est ce qu'un responsable de la Fed a suggéré mardi, en pointant leur vulnérabilité à l'égard de la situation économique du pays.
Eric Rosengren, responsable de la Réserve fédérale américaine de Boston a affirmé lors d'un discours prononcé mardi dans le Maine (Nord-Est des Etats-Unis):
Les banques britanniques seraient également susceptibles d'être touchées en raison de leur activité dans les pays émergents. Pour tous ces établissements européens, le "choc" serait "des plus malencontreux", a-t-il mis en avant, d'autant que "les banques européennes se remettent encore d'une sévère récession en Europe".
En revanche, les banques américaines ne s'en sortiraient pas si mal. Ce membre non-votant du Comité de politique monétaire (FOMC) a rappelé que l'exposition des établissements bancaires en zone euro sur les marchés émergents était trois fois plus importante que celle des banques américaines. Eric Rosengren a détaillé:
Toutefois, le risque de chocs serait "suffisamment important pour constituer un risque de dégradation des perspectives" économiques du pays, a-t-il ajouté. Par ailleurs, la situation économique américaine exigerait "encore une politique monétaire exceptionnellement accommodante de la part de la Fed". A ce titre, il critique d'ailleurs les orientations de l'organisation et estime que celles-ci devraient être plus précises et mieux quantifiées.
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Depuis mars, le FOMC ne se fixe plus d'objectif chiffré du taux de chômage officiel. Il préfère évoquer "une période de temps considérable" avant tout relèvement des taux. Pour ce membre non votant, il faudrait plutôt dire "que les taux resteront très bas, jusqu'à une période d'un an avant d'atteindre le plein emploi ainsi que la cible d'inflation de 2%". Par plein emploi, il entend un taux de chômage de 5,25%. Celui-ci atteint actuellement 6,7% outre-Atlantique.
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