Commerzbank : le gouvernement soutient l'indépendance de la banque face à UniCredit
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Berlin ne mettra finalement pas en vente « jusqu'à nouvel ordre » d'autres lots de la participation publique dans la banque allemande.
Kai Pfaffenbach
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Berlin ne mettra finalement pas en vente « jusqu'à nouvel ordre » d'autres lots de la participation publique dans la banque allemande.
Kai Pfaffenbach
Nouveau rebondissement dans le dossier Commerzbank. Berlin ne mettra finalement pas en vente « jusqu'à nouvel ordre » d'autres lots de la participation publique dans la banque allemande, se disant décidé, ce vendredi, à soutenir l'indépendance de l'institution financière face aux appétits de l'italienne UniCredit.
Le gouvernement « ne vendra pas, jusqu'à nouvel ordre, d'actions supplémentaires », ajoute l'agence, précisant que « cela inclut également les ventes liées à d'éventuels rachats d'actions par Commerzbank ».
Pour rappel, l'État allemand avait vendu mardi dernier 53 millions d'actions de Commerzbank, soit 4,5% du capital du groupe. Il s'agissait de la première étape de son désengagement du capital de la deuxième banque allemande, après l'avoir sauvée de la faillite par Berlin après la crise de 2009 en injectant quelque 18 milliards d'euros. La participation publique est ainsi passée de 16,5% à 12%, l'État demeurant le premier actionnaire du groupe.
UniCredit avait alors surpris les marchés en annonçant l'acquisition de 9% de Commerzbank, dont la part de mise en vente par l'État allemand pour 702 millions d'euros. Le reste de la participation avait été acheté sur le marché, portant le montant de l'ensemble de l'opération à environ 1,4 milliard d'euros.
Cette annonce a notamment relancé des spéculations sur un éventuel rachat total de Commerzbank par la banque italienne qui possède déjà le prêteur allemand HypoVereinsbank. Le PDG de la deuxième banque italienne UniCredit, Andrea Orcel, avait vanté cette semaine « le potentiel » d'une éventuelle fusion entre UniCredit et Commerzbank et la « valeur ajoutée considérable » qu'elle pourrait apporter aux différentes parties.
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« L'Europe, et l'Allemagne aussi, ont besoin de banques plus fortes. Les banques sont nécessaires pour financer la croissance et l'énorme transformation qui nous attend » a également souligné le patron de la banque au quotidien allemand Handelsblatt. Un rapprochement entre UniCredit et Commerzbank « créerait un concurrent beaucoup plus fort sur le marché bancaire allemand ».
Commerzbank était vue par les experts comme une cible idéale. Un lourd travail de restructuration a été fait — environ 10.000 salariés ont quitté l'établissement dans le sillage d'un plan social lancé début 2021 — et son bénéfice net a atteint l'an dernier un sommet depuis 15 ans, à 2,2 milliards d'euros
La volonté d'UniCredit de monter au capital de sa concurrente a mis le monde politique et financier allemand en ébullition. Le dirigeant a néanmoins exclu jeudi de lancer une offre publique d'achat (OPA) sur Commerzbank, jugé comme « un acte agressif ». Mais Andrea Orcel a indiqué qu'UniCredit comptait soliciter le feu vert de la BCE pour monter jusqu'à 29,9%.
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Mais l'État allemand serait donc inspiré de « conserver » ses titres Commerzbank, l'important étant « de réfléchir calmement à ce qui est sur la table et à la manière d'y réagir », avait plaidé mardi à Berlin la directrice financière de Commerzbank, Bettina Orlopp. « Nous avons d'abord besoin de calme, car nous avons tous été très surpris », avait-elle ajouté, en allusion à l'incursion inattendue d'Unicredit dans le capital du groupe.
(Avec AFP)
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