Le PDG d'UniCredit dit non à une OPA sur Commerzbank
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UniCredit sollicitera le feu vert de la BCE pour monter jusqu'à 29,9%, a par ailleurs indiqué Andrea Orcel, dans son interview au quotidien italien.
Dado Ruvic
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UniCredit sollicitera le feu vert de la BCE pour monter jusqu'à 29,9%, a par ailleurs indiqué Andrea Orcel, dans son interview au quotidien italien.
Dado Ruvic
Une déclaration importante dans le marché bancaire européen. Dans un entretien au quotidien italien Il Messaggero, le PDG de la deuxième banque italienne UniCredit, Andrea Orcel, a exclu ce jeudi de lancer une offre publique d'achat (OPA) sur la deuxième banque allemande Commerzbank. Interrogé sur une éventuelle OPA, il a assuré qu'elle ne figurait pas parmi ses options car « ce serait un acte agressif ».
« Le gouvernement allemand nous a vendu les actions, nous étions en discussion avec eux depuis un certain temps, il était important pour nous de mesurer un certain niveau de consensus » a par ailleurs expliqué ce jeudi, le PDG UniCredit au quotidien Messaggero.
Autre information notable de cette interview : UniCredit sollicitera le feu vert de la BCE pour monter jusqu'à 29,9%, a par ailleurs indiqué le dirigeant. Car « lorsque le gouvernement voudra mettre en vente sa part résiduelle, si nous sommes appréciés et les conditions, y compris en termes de prix, sont remplies (...) nous pourrons agir ».
Quant à la possibilité que Deutsche Bank tente de barrer la route à la banque italienne en rachetant des parts de Commerzbank, il s'est contenté de dire: « Nous sommes dans un marché libre. » Avec un feu vert de la BCE, « nous pourrons agir », si l'Etat allemand décide de mettre en vente sa part restante de 12%, a-t-il fait valoir à ce sujet.
Pour mémoire, UniCredit avait surpris les marchés financiers, en annonçant il y a une semaine l'acquisition de 9% de Commerzbank - recapitalisée à grands frais par Berlin après la crise de 2009 - en laissant entendre qu'elle pourrait encore monter au capital.
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Une part de 4,49% a été rachetée dans le cadre d'une procédure accélérée pour le compte de l'État allemand pour 702 millions d'euros, ce qui porte le montant de l'ensemble de l'acquisition d'UniCredit à environ 1,4 milliard d'euros. La participation publique de l'Etat allemand est ainsi passée de 16,5% à 12%.
Lundi de cette semaine, Andrea Orcel avait vanté « le potentiel » d'une éventuelle fusion entre UniCredit et Commerzbank, et la « valeur ajoutée considérable » qu'elle pourrait apporter aux différentes parties. « Ce n'est pas un secret depuis de nombreuses années que nous voyons un potentiel dans une fusion », a-t-il déclaré au quotidien financier allemand Handelsblatt.
« L'Europe, et l'Allemagne aussi, ont besoin de banques plus fortes. Les banques sont nécessaires pour financer la croissance et l'énorme transformation qui nous attend » a également souligné le patron de la banque au quotidien allemand Handelsblatt. Un rapprochement entre UniCredit et Commerzbank « créerait un concurrent beaucoup plus fort sur le marché bancaire allemand ».
De son côté, une porte-parole du ministère allemand des Finances a indiqué mercredi que « le gouvernement fédéral est actuellement en train d'analyser la situation, afin de prendre en temps voulu des décisions sur la suite ».
L'État allemand serait inspiré de « conserver » ses titres Commerzbank, l'important étant de « réfléchir calmement à ce qui est sur la table et à la manière d'y réagir », a de son côté plaidé mardi soir la directrice financière de Commerzbank, Bettina Orlopp. « Nous avons d'abord besoin de calme, car nous avons tous été très surpris », a-t-elle ajouté, en allusion à l'incursion inattendue d'UniCredit dans le capital de la banque.
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Quant au syndicat allemand des services Verdi, qui est représenté au conseil de surveillance de Commerzbank, il a d'ores et déjà demandé à Berlin de « s'opposer » à un éventuel rachat et de ne pas céder d'autres parts à UniCredit.
(Avec AFP)
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