Brexit : la place de Paris se dit « en pole position » pour les transferts

Delphine Cuny avec Gabrielle Thin

Paris Europlace Bruno Le Maire Mestrallet Pécresse Romanet
DR

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Paris Europlace Bruno Le Maire Mestrallet Pécresse Romanet
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« Oui, Paris sera demain la première place financière d'Europe » a martelé Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie et des Finances, devant un parterre d'une centaine de hauts dirigeants de la banque, l'assurance ou la gestion d'actifs, réunis ce mercredi 11 juillet aux Rencontres financières internationales annuelles de Paris Europlace, aux portes de la capitale. « Il y a encore un an, nous devions persuader le monde que la finance pouvait trouver sa place à Paris », a-t-il fait valoir. Les traces laissées par le fameux « mon ennemi c'est la finance » de François Hollande. Aujourd'hui, l'un des défis est de « réconcilier la France et la finance », a-t-il reconnu.
L'an dernier, le Premier ministre Édouard Philippe était venu défendre lui-même l'attractivité du pays pour le monde de la finance, dressant la liste des réformes (de la fiscalité et du droit du travail) pouvant le séduire. Cette année, Bruno Le Maire n'avait pas de mesure à faire miroiter, si ce n'est son projet de loi Pacte qui doit simplifier la vie des PME et un bilan d'un an de présidence Macron « dont nous pouvons être fiers. »
Il a souligné que le mérite en revenait grandement à Paris Europlace, l'association chargée de la promotion de la place de Paris, et son président depuis 15 ans, Gérard Mestrallet, qui sera remplacé à compter de ce 14 juillet par Augustin de Romanet, le Pdg du groupe ADP (Aéroports de Paris).
À huit mois du Brexit effectif, et pour sa dernière prise de parole publique en tant que président de Paris Europlace, Gérard Mestrallet a voulu montrer les fruits du travail accompli, notamment ces derniers mois dans le contexte du Brexit. Il a estimé que « l'accélération des réformes structurelles depuis l'élection d'Emmanuel Macron a contribué à renforcer la position de Paris comme centre financier européen et à améliorer l'image de la France à l'international. »
Le président de Paris Europlace a cité l'annonce par HSBC du transfert de 1.000 postes de Londres vers Paris (transfert qui n'a cependant pas commencé, alors que la banque britannique a changé de dirigeants depuis), ainsi que celle des banques françaises (1.000 en tout également, mais rien de réalisé à ce stade), la décision de Bank of America de prendre un bail d'un espace de 10.000 mètres carrés dans la capitale pour relocaliser « au moins 400 banquiers » (un chiffre non officiel que la banque américaine ne confirme pas), et les annonces en faveur de Paris de JP Morgan, Citigroup, Morgan Stanley, Goldman Sachs, Standard Chartered, Wells Fargo, ou encore de l'assureur Chubb et des gestionnaire d'actifs Schroders et BlackRock. Le mois dernier, Paris Europlace communiquait encore sur une estimation de 4.500 à 5.000 emplois directs. Mais les mouvements tardent à se matérialiser.
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Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait dressé une prédiction assez proche, mais plus nuancée :
Après avoir poussé la finance verte et la création d'une initiative de place "Finance for Tomorrow", l'ancien patron d'Engie Gérard Mestrallet a d'ailleurs milité en faveur de la tenue d'un "Social Finance Day", sur le modèle du Climate Finance Day, avant les JO de 2024, arguant que « la mondialisation sera inclusive ou ne sera pas. »
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Un projet encouragé par son successeur : « La finance doit définitivement se mettre au service de l'ensemble de l'économie et de tous ses acteurs, y compris ses auxiliaires », a fait valoir Augustin de Romanet.
Delphine Cuny avec Gabrielle Thin