2.790,10 dollars : le cours de l'or atteint un nouveau record
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Pour les investisseurs, l'or est une des premières valeurs refuge.
Umit Bektas
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Pour les investisseurs, l'or est une des premières valeurs refuge.
Umit Bektas
Preuve qu'il fait encore office de valeur refuge, l'or a battu un nouveau record ce jeudi 30 janvier. Vers 17h25 (heure de Paris), l'once montait de 1,07 % à 2 793,39 dollars, dépassant son précédent record de 2 790,10 dollars atteint fin octobre 2024.
Le précédent record de 2024 avait été atteint le 13 septembre 2024, avec un prix de l'once à 2 570,33 dollars. Avant le retour de Donald Trump, l'or avait déjà enchaîné une série de records, gonflant d'environ 35 % depuis le début de l'année 2024.
Il était alors porté par un climat d'incertitudes géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient. Après 15 mois de combats et de bombardements dans la bande de Gaza, Israël et le Hamas ont signé en janvier un accord de trêve dans le territoire palestinien.
Selon Susannah Streeter, spécialiste des marchés pour Hargreaves Lansdown, « les investisseurs se réfugient (dans l'or) pour affronter une tempête d'imprévisibilité » ces dernières semaines, tout particulièrement à cause des menaces de droits de douane lancées par Donald Trump. Le président américain a notamment annoncé sa volonté d'imposer 25 % de taxes douanières sur les produits en provenance du Canada et du Mexique, pourtant théoriquement protégés par un accord de libre-échange, et 10 % sur les produits chinois, à compter du 1er février.
La politique commerciale protectionniste promise par Trump rend en théorie le dollar attractif car elle est susceptible de doper l'inflation et donc de contraindre la Réserve fédérale américaine à maintenir ses taux directeurs à un niveau élevé. L'institution monétaire vient d'ailleurs tout juste de décider de maintenir ses taux. Sauf que le dollar souffre jeudi après une croissance légèrement inférieure aux attentes au quatrième trimestre, relève Kathleen Brooks, analyste pour XTB, interrogée par l'AFP.
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« Les obligations devenant moins intéressantes, nombre d'investisseurs devraient de nouveau s'intéresser à l'or », avait anticipé, en septembre dernier, le directeur de la gestion multi-actifs de BNP Paribas, Fabien Benchetrit, auprès de La Tribune. Une tendance amplifiée par la baisse du dollar, « car il faudra moins de dollars pour acheter une certaine quantité d'or », créant une opportunité d'achat à prix cassé.
En parallèle, depuis le gel des avoirs russe en dollars, « les banques centrales des pays émergents achètent beaucoup d'or pour être moins dépendantes du dollar. On parle de 1 000 tonnes par an contre 400 tonnes par an il y a quelques années », expliquait aussi à La Tribune, Alain Bokobza de la Société Générale, mi-septembre.
L'affaiblissement de la devise américaine et des rendements des obligations d'Etat américaines, valeurs refuge concurrentes de l'or, pousse les investisseurs à se reporter sur le métal jaune.
L'or est également considéré comme un moyen de se protéger « des fluctuations des marchés boursiers », explique Susannah Streeter. Or, ces derniers ont été remués cette semaine par le modèle d'intelligence artificielle développé par la start-up chinoise DeepSeek, qui « a potentiellement menacé la domination de la Silicon Valley », et fait chuter les valeurs technologiques américaines.
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L'or a également profité de « la demande continue des banques centrales » pour alimenter leurs réserves, ajoute Joseph Dahrieh, de la société de courtage Tickmill. Selon les dernières données de novembre du CMO, les banques centrales de Pologne, de Turquie ou encore d'Inde sont parmi les plus gros acheteurs, tandis que la Chine a repris ses achats, après les avoir mis en pause pendant six mois.
(Avec AFP)
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