Les patrons de PME s'estiment insuffisamment considérés par leur banque

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Avec un revenu annuel de plus de 100.000 euros pour 66% d'entre eux, les patrons de PME constituent un vivier de clients pour les activités de gestion de patrimoine des banques. Copyright Reuters
Avec un revenu annuel de plus de 100.000 euros pour 66% d'entre eux, les patrons de PME constituent un vivier de clients pour les activités de gestion de patrimoine des banques. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Les dirigeants de PME éprouvent une satisfaction mitigée à l'égard de leur banque, selon une étude d'Exton Consulting. Ils regrettent notamment un manque de considération et une connaissance insuffisante de leur métier par les banquiers.

A l'heure où les bulletins de fin d'année scolaire approchent, ceux décernés à leurs banques par les PME françaises pourraient comporter la mention : « Peut mieux faire. » En effet, les patrons d'entreprises réalisant un chiffre d'affaires compris entre 3 millions et 50 millions d'euros n'éprouvent qu'une satisfaction « moyenne, mitigée » à l'égard de leur banque, selon une étude publiée lundi par le cabinet de conseil en stratégie Exton Consulting.

Les chefs de petites et moyennes entreprises jugent-ils les services de leur banque trop onéreux ? Non. S'estiment-ils mal conseillés ? Pas davantage. Ce que les patrons de PME reprochent à leur banquier revêt un caractère plus intangible : ils regrettent un manque de considération. « Un tiers des dirigeants n'a pas le sentiment d'appartenir à une catégorie privilégiée par leur banque, contrairement à ce que peuvent ressentir les clients particuliers, pour lesquels les banques ont développé des offres « premium » », décrypte Jean-Marc Breitwiller, associé chez Exton.

Une méconnaissance des métiers des PME

Les patrons de PME pointent également du doigt la connaissance insuffisante que leur banquier a de leur secteur d'activité. Or certains métiers sont plus gourmands en capitaux que d'autres, plus cycliques, plus internationaux, etc. Des spécificités que les banques devraient avoir davantage à l'esprit avant de refuser un crédit, par exemple.


« Deux dimensions doivent être travaillées par les banques : renforcer leur expertise sectorielle et mieux considérer les dirigeants », résume Exton Consulting. L'enjeu est d'importance. Pas seulement parce les PME, avec un chiffre d'affaires global de 836 milliards d'euros, représentent le quart de la clientèle entreprises des banques. Mais également parce qu'elles constituent un vivier pour l'activité de gestion de patrimoine des banques.

Un quart des patrons de PME sont des personnes fortunées

De fait, les deux tiers des 500 dirigeants de PME interrogées sont des personnes aisées, dont le revenu annuel dépasse les 100.000 euros. Un quart d'entre eux dispose même d'un patrimoine financier de plus de 500.000 euros, ce qui les rend éligibles à la banque privée (gestion de fortune), l'une des activités les plus lucratives des banques.

Il serait d'autant plus dommage pour celles-ci de ne pas dorloter les patrons de PME que ces derniers sont des clients fidèles : les trois quarts d'entre eux n'ont jamais changé de banque. « Mais les établissements bancaires doivent rester vigilants. S'ils ne déçoivent pas leurs clients, ceux-ci leur resteront fidèles, quitte à faire pression sur les tarifs bancaires. En revanche, une dégradation de la relation ou de la qualité de service constitue le premier motif pour changer de banque », prévient Fabien Gayno-Amedro, directeur chez Exton.

 

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a écrit le 03/06/2013 à 18:20 :
De manière générale, les banques vous accordes de l'intérêt que si vous avez de l'argent.
Réponse de le 03/06/2013 à 21:53 :
Tout-à-fait. Et encore, il faut mesurer la différence des taux des les deux sens ^^

Au mieux 4 ou 5 % pour vous, et 20 % pour eux dans le pire des cas. Ce sont des inutiles, des vautours, comme leurs associés : les assurances. Ce n'est pas nouveau, ils ne servent à RIEN (que l'on me prouve le contraire, j'en ris d'avance...) et pompent les forces vives.
Réponse de le 04/06/2013 à 6:40 :
Je vois que vous ne connaissez que des banques grand public . Il y a des banques qui rentrent en fond propres dans des entreprises en amorçage et sans ces fonds la , les TPE ne peuvent pas devenir des PME à terme !!! De plus , aujourd'hui le monde des banques est plus forme et spécialisé , par contre elles ne sont pas là pour financer des pertes et des erreurs de gestion des dirigeants ... Cela c est aux associés de combler ce besoin . Par contre si certains dirigeants avaient une formation d analyse financière , cela éviterait des discours généraux , qui n amènent rien'
Action
Réponse de le 04/06/2013 à 12:34 :
Pas sûr que votre commentaire fait suite au mien... mais je voudrais faire remarquer que justement les TPE n'ont que les banques "grand public" à leur portée. Par ailleurs, la gestion de ces banques est "court-termiste" et ne supportent que très rarement la prise de risque. Rien que dans mon entourage immédiat, trois entreprises TPE/PME ont fermé à cause de leurs banques qui n'ont pas voulu suivre, bien que leurs carnets de commande étaient pleins. Une d'entre elles a fait appel au médiateur... et s'est retrouvée dans une situation bien pire qu'auparavant. Et pour finir, les fautes de gestion ne sont acceptées par les banques que lorsqu''il s'agit de grand groupes ou de grosses sociétés... et elles sont légion pourtant.
a écrit le 03/06/2013 à 18:07 :
Un jour, mon banquier ( la Société Générale ) m'a affirmé sur un ton d'excuse : " Vous les PME, vous pouvez être ici aujourd'hui et morts demain, allez comprenez qu'on soient prudents" Voilà, tout est dit...
Réponse de le 04/06/2013 à 10:50 :
Bonjour,
Les idiots sont partout, y compris chez certains Patrons de PME comme certains banquiers. Le banquier qui vous à dit cela est un bel idiot, qui n'a pas compris son rôle d'accompagnant et de conseiller. Il mériterait de s'occuper de l'accueil et du café exclusivement.
Après, concernant l'ensemble des commentaires de cette page et la pensée générale de nos chers concitoyens français, je dirais la chose suivante:
Dire que les banquiers sont tous des voleurs (ou au choix: vautours, escrocs,...), reviens à dire que tous les patrons sont des égoistes profiteurs sur le dos de leurs salariés... Les français se plaignent et se plaignet, et pendant ce temps là on s'enfonce dans la crise!!

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