Alertes en pagaille : les marchés financiers à l’épreuve du « wake up call »
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Le président Donald Trump multiplie les décrets présidentiels pour semer encore plus de confusion.
Reuters
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Le président Donald Trump multiplie les décrets présidentiels pour semer encore plus de confusion.
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En 2021, l'expression « dont' look up », tirée du titre d'un film, était sur toutes les lèvres pour fustiger le déni climatique des dirigeants. Une fiction devenue réalité. Aujourd'hui, l'expression à la mode est « wake up call ». Ce n'est plus de la fiction, mais une réalité qui s'impose à tous, acteurs économiques, dirigeants politiques et société civile. « Nous sommes dans une situation extraordinaire et je pense que "wake up call" sera l'expression de l'année », relève John Plassard, spécialiste en investissement auprès de la banque privée Mirabaud.
Elle est désormais reprise par les dirigeants du monde. Le nouveau président américain Donald Trump, celui-là même qui fait bouger toutes les lignes depuis son élection, a ainsi déclaré fin janvier que le modèle IA chinois à bas prix DeepSeek était un « wake up call »
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Le président Emmanuel Macron, toujours féru d'anglicismes, a également évoqué un « wake up call » lors du sommet sur l'IA à Paris pour annoncer son plan d'investissement à 109 milliards d'euros dans l'IA. Enfin, l'ancien Premier ministre du Québec Jean Charest, spécialiste des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, a indiqué que les menaces de Trump à l'égard du Canada étaient un « wake up call ». « On ne reviendra jamais à ce qu'on a connu auparavant et les changements qui se font en ce moment sont permanents. Pour le Canada, c'est un "wake up call" et un appel à la mobilisation pour défendre nos intérêts », a-t-il indiqué au journal québécois Le Devoir, en ajoutant, « dans 20 ans, nous allons le remercier ».