• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheDimanche Éco

Comment Trump bouleverse la géopolitique mondiale de la santé

Denis Lafay

Publié le 02 mai 2025 à 05:30

Donald Trump, avec ses directives intransigeantes, menace l'équilibre international, en termes d'économie et de santé.

Donald Trump, avec ses directives intransigeantes, menace l'équilibre international, en termes d'économie et de santé.

LTD/Jim WATSON / AFP

La Tribune Dimanche

N146 ● 19 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La politique de Donald Trump rebat les cartes. La Chine devrait tirer son épingle du jeu, la France et l’Europe piétiner faute de dépasser le dogme de la souveraineté nationale, et les États-Unis vaciller. Au final, une seule certitude : toute l’humanité est perdante.

Il n'aura pas fallu attendre longtemps avant que l'ouragan Trump commence de balayer les fondamentaux de la santé mondiale et de bouleverser la cartographie et les rapports de force géopolitiques qu'elle dessine. Dans les jours qui suivaient son installation à la Maison Blanche, le nouveau Président résiliait la participation américaine au budget de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui s'établissait en 2023 à 1,100 milliard de dollars de contributions « obligatoire » et « volontaire ».

Elon Musk, promu aux commandes du Département de l'efficacité gouvernementale (DOGE), mettait fin à l'agence américaine pour le développement international USAID - les près de 43 milliards de dollars alloués couvrent 42 % de l'aide humanitaire déployée sur la planète.

A LIRE AUSSI

Droits de douane, Jerome Powell... Les revirements de Donald Trump face aux marchés financiers

Make America Sick Again

La nomination de Robert F. Kennedy Jr au secrétariat d'État à la Santé ne manquait pas d'effrayer : vaccino-sceptique et conspirationniste, le neveu de JFK corrélait en 2023 la survenue de l'autisme à l'inoculation de vaccins. Toutes les agences fédérales majeures dédiées à la santé (Centers for Disease Control and Prevention, Food and drug administration, National institutes of health) sont ciblées par la politique hémorragique des financements et par le fléchage idéologique ou mercantile des subventions.

Emplois supprimés, subventions de recherche suspendues, effacement de données, coopérations internationales et programmes multilatéraux hypothéqués, le tout dans un climat de terreur. Et l'énumération est loin d'être exhaustive. « La science n'est pas menacée : elle est désormais interdite », fulmine l'immunologiste et directrice de l'Institut Pasteur Yasmine Belkaïd. « Elle est le premier bouc émissaire de l'idéologie trumpiste », corrobore Anne Sénéquier, médecin et chercheur environnement santé à l'Institut des relations internationales et stratégiques. Les communautés scientifiques et médicales américaines et étrangères sont sidérées.

Quatre des dix premières organisations ou entreprises lobbyistes américaines évoluent dans le secteur de la santé.
Anne Sénéquier

Voilà pour la partie émergée de l'iceberg. Sous la ligne de flottaison, les décisions et leurs conséquences ne sont pas moindres. Exemples ? Le sort réservé à l'OMS compromet la capacité concertée des nations de riposter scientifiquement et politiquement à la survenue d'une nouvelle pandémie. Celui qui frappe l'USAID met en péril les malades du sida, d'autres pathologies, ou les victimes de famine que les programmes ad hoc venaient secourir.

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

Puisque la réalité sanitaire mondiale est désormais dictée par l'hybridation des santés - humaine, animale, environnementale, ou Onehealth -, le retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat et l'avalanche de mesures consacrant le climatoscepticisme de Donald Trump couvrent l'avenir de la planète d'un spectre imprévisible.

Fléaux sanitaires

Dans ce contexte, les cartes de la géopolitique mondiale pourraient être rebattues. Aux États-Unis, les voix ont commencé d'exprimer leur désarroi. Il est peu probable que la nouvelle administration les entende, sauf à considérer que la politique peut constituer un danger domestique. « Ce qui est inévitable », confirme Anne Sénéquier. Le pays offre une photographie paradoxale : la part du PIB consacrée à la santé est l'une des plus élevées au monde, mais l'espérance de vie ne cesse pas de reculer.

La nouvelle politique ne s'apprête pas à endiguer les fléaux sanitaires (obésité, diabète, précarité des plus vulnérables, etc.). Et comme l'a prouvé la pandémie Covid-19, aucune frontière géographique ne peut faire barrage à la propagation d'une nouvelle catastrophe ; tout péril sanitaire surgissant hors des États-Unis et favorisé par le chaos budgétaire et coopérationnel affectera mécaniquement le territoire américain.

Ne tombons pas dans le piège qu'induit son silence ; elle est un poids lourd de la santé mondiale.
Anne Sénéquier

Anne Sénéquier le confirme  : à terme, le leadership américain en matières industriel et de recherche devrait nécessairement tituber. Elle pointe toutefois une fine lueur d'espoir  : « Quatre des dix premières organisations ou entreprises lobbyistes américaines évoluent dans le secteur de la santé, et leur intérêt est de ramener l'administration à la raison ».

Reste un invariable : la doctrine prédatrice de l'économisme, de l'immédiateté, de l'avidité, du consumérisme, de l'extension est caractéristique de l'ADN américain et attente à la santé. Or d'ici la fin du mandat de Trump, elle n'est pas près d'être contestée.

Des conséquences à échelle mondiale

La France quant à elle n'a pas d'autre choix que de lier son sort à celui de l'Europe. « Les enjeux de santé sont devenus si colossaux que seule l'échelle d'un (pays) continent convient ». Y compris pour attirer sur son sol d'éventuels cerveaux écœurés par la purge entreprise outre-Atlantique. Or l'auteure de « Géopolitique de la santé » (Eyrolles, 2 023), l'admet  : à la faveur de la pandémie Covid-19, la coordination intra-européenne a certes enregistré de substantiels progrès, mais la santé demeure un mantra voire un dogme de souveraineté nationale.

Et la popularité croissante des logiques nationalistes dans la plupart des pays européens n'augure aucune embellie dans l'intégration européenne. « Et que dire du contexte où, pour faire face à la menace russe, l'armement polarise l'attention... et l'essentiel des nouvelles priorités de financements publics  ? ».

A LIRE AUSSI

États-Unis : « pas de roi en Amérique », des milliers d'Américains ont de nouveau manifesté contre Trump

Enfin, quel avenir se réserve le pays qui brille par sa discrétion  : la Chine  ? « Ne tombons pas dans le piège qu'induit son silence ; elle est un poids lourd de la santé mondiale ». Et prêt à s'engouffrer dans les brèches qu'ouvrent l'isolationnisme américain au sein des instances internationales et le démantèlement de l'USAID.

À lire également

  • Les raisons de la surtaxe Trump de 3 500 % sur les panneaux solaires asiatiques
  • Immigration : une force de travail indispensable mais précaire face à l'hostilité de Trump
  • Trump contre la Fed: comment la Cour suprême pourrait faire tout basculer

« Lors de l'épidémie Ebola en 2014, la Chine, déjà très présente en Afrique, avait démontré son savoir-faire et sa capacité de mobilisation ». Nul doute qu'elle tirera un avantage certain dans la reconfiguration de cette géopolitique sectorielle. Comme la France à une autre époque, elle mesure combien la santé constitue, dans le temps long, un puissant vecteur de soft power. Bref, le principal perdant de la politique de Trump devrait se nommer... États-Unis.

Denis Lafay

Sur le même sujet

Emmanuel Macron et Édouard Philippe, à l'ambassade de Grande-Bretagne, à Paris, le 23 mai 2017.
Politique

Un dernier été avec Macron (1/7) : Le président et le club des sept Premiers ministres
Premium

Les glaces et le rosé piscine, le plaisir coupable de Laurent Delahousse.
Cinéma & Écrans

Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

Andy Burnham va succéder à Keir Starmer.
Dans le monde

Le sacre politique d’Andy Burnham, nouveau Premier ministre du Royaume-Uni
Premium

Toto Wolff a longtemps côtoyé Lewis Hamilton, désormais chez Ferrari.
Sports

Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards
Premium

Vue du Port de Douarnenez.
Gastronomie & Sorties

Douarnenez, ou l'éloge de la convivialité dans une Bretagne préservée du tourisme de masse

Lionel Messi avant le quart de finale opposant son équipe à la Suisse.
Sports

« Le plus grand de tous les temps » : en mission, Lionel Messi n’a presque jamais aussi bien joué qu’à 39 ans

Rodrigo De Paul, Lionel Messi et Leandro Paredes pendant l'entraînement, le 18 juillet 2026.
Sports

« Lionel Messi reste le meilleur joueur du monde » : la chronique du Mondial de Samuel Umtiti
Premium

Donald Trump regarde le feu d'artifice de l'événement « Freedom 250's Salute to America » à l'occasion du 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis.
Dans le monde

Avec Trump, la coupe est pleine. La chronique de Douglas Kennedy
Premium