Visa accepte le règlement d'achats en cryptomonnaie, sans conversion en dollars

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(Crédits : Lucy Nicholson)
Jusqu'ici, un utilisateur qui payait un achat avec sa cryptomonnaie devait convertir son montant en équivalent dollars. Désormais, reposant sur la blockchain de services ethereum, il lui sera possible de rester dans l'écosystème et le système de la cryptomonnaie "USDCoin".

L'opérateur de cartes bancaires Visa va accepter l'USD Coin, une cryptomonnaie dont le cours est adossé à une devise (un "stablecoin"), pour régler les transactions de certaines de ses cartes, a annoncé lundi le groupe, entraînant un bond du cours du bitcoin. Après l'annonce d'Elon Musk de rendre possible l'achat d'une voiture Tesla en bitcoin, c'est une nouvelle annonce majeure dans la vulgarisation et l'accès à l'usage d'une cryptomonnaie.

"Visa va faire l'expérience avec Crypto.com, une des plus grandes plateformes de crypto, et compte offrir le règlement en USDCoin à d'autres partenaires plus tard dans l'année", annonce le groupe dans un communiqué.

Lire aussi : Un kilo d'or pour un bitcoin, que vaut la comparaison des deux actifs ?

Visa et Crypto.com proposent déjà des cartes de paiement par cryptomonnaie.

Mais pour l'instant, si un utilisateur paye un achat quelconque avec sa devise virtuelle, Crypto.com doit convertir ce montant en dollars pour confirmer la transaction avec Visa, ce qui augmente les coûts.

L'USDCoin se base sur le réseau de la deuxième plus grande cryptomonnaie, l'ethereum (+7,4% à 1.791 dollars vers 17H35 GMT).

Mais le bitcoin (+5% à 57.575 dollars) profitait également de ce nouveau signe de l'adoption des cryptomonnaies par la finance traditionnelle.

Lire aussi : Elon Musk rend possible l'achat d'une Tesla en bitcoin, pour prouver l'usage

Plus d'un trillion de dollars de capitalisation pour bitcoin

"Le monde se met à la crypto, et il faudrait encore quelques annonces de Wall Street" pour continuer de faire grimper les prix, a commenté Edward Moya, analyste chez Oanda.

Alors que le prix du bitcoin a flambé depuis fin 2020, passant de moins de 20.000 dollars en novembre à un sommet mi-mars de 61.742 dollars, plusieurs géants de la finance américaine, comme Morgan Stanley ou Black Rock, ont annoncé proposer à leurs clients d'investir dans cet actif.

Les régulateurs boursiers, eux, continuent d'avertir du danger d'acheter ces produits si volatils. Les stablecoins inquiètent notamment les banques centrales et les gouvernements, qui voient d'un mauvais oeil un produit financier non régulé se présenter comme une alternative aux monnaies.

"Le G7 continue de soutenir qu'aucun projet global de stablecoin ne devrait commencer à fonctionner tant qu'il n'a pas répondu de manière adéquate aux exigences juridiques et réglementaires", avaient déclaré les dirigeants du G7 en octobre.

Lire aussi : Stablecoins: un instrument nécessaire au développement des économies blockchain

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Commentaires
a écrit le 30/03/2021 à 9:35 :
Le bitcoin fait peur à la finance mondiale imposant aux acteurs de cette dernière d'essayer de s'adapter tout en évitant le bitcoin. Stratégiquement c'est malin mais cela ne fait forcément que renforcer la valeur du bitcoin.

Un autre enseignement quand même à en retirer est que c'est un aveu d'impuissance face à cette cryptomonnaie, ils ont tout fait pour la discréditer, pour lui mettre des bâtons dans les roues mais visiblement cela ne fonctionne pas les obligeant à passer par l'étape de la validation.

On peut y voir un boulversement sémantique financier majeur et comme à chaque fois dans le domaine financier, les premiers arrivés seront les premiers servis. DIre que je me souviens de tout ces articles pour nous dire que c'était nul que ça valait que dalle que cela ne reposait sur rien, tandis que les monnaies traditionelles elles, du fait de la cupidité financière, ne reposent plus que sur des montagnes dettes. Alors c'est sûr on peut faire du business sur les dettes mais ça ne peut pas aller bien loin.

Et quand on entend les médias de masse nous dire que c'est la Chine qui tire son épingle du jeu que ce sont les meilleurs toussa..., ils oublient sans cesse de dire que la Chine est endettée à 300% de son PIB.

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