"Virtual currency girls" : parce qu'il n'y a pas que Nabilla qui fait la promotion du bitcoin

 |   |  293  mots
(Crédits : Reuters)
Le dernier groupe de starlettes à la mode au Japon, les "Virtual currency girls", a fait ses débuts sur scène vendredi devant des admirateurs survoltés, avec une mission : sensibiliser le public aux cryptomonnaies, en plein engouement pour le bitcoin et autres devises virtuelles.

"J'ai la tête qui explose, nous planchons sur le sujet tous les jours", a lancé la cheffe des huit filles, Rara Naruse, 18 ans, en débutant le concert dans une petite salle de Tokyo, devant un public exclusivement masculin et de nombreux journalistes.

De la J-Pop "pur jus"...

Jupes à froufrous, tabliers de soubrettes et chaussettes montant aux genoux - la traditionnelle panoplie des "idoles" -, les jeunes filles représentent chacune une cryptomonnaie, telles que le bitcoin, Ethereum ou encore Ripple, et arborent un masque à l'effigie de leur devise.

Entre deux séances d'explications, elles ont enflammé la salle de leurs mélodies sirupeuses, entonnant notamment leur tube "La lune, les monnaies virtuelles et moi", qui met en garde contre les fraudeurs.

... pour ces starlettes qui ont le sens des affaires

Salaires des starlettes, billets, articles de promotion : toutes les transactions s'effectuent via des monnaies virtuelles. Pour avoir le droit d'être pris en photo avec sa chanteuse préférée, il fallait par exemple débourser 0,001 bitcoin, soit quelque 15 dollars.

Le groupe entend "promouvoir de manière ludique l'idée que les monnaies virtuelles ne sont pas simplement un outil de spéculation, mais une technologie formidable amenée à façonner l'avenir".

Et la recette semble faire mouche.

"J'ai l'habitude d'investir en Bourse et sur le marché des changes, mais pas dans le bitcoin et les autres cryptomonnaies, car j'en avais un peu peur. Mais je pense maintenant ouvrir un compte", témoigne un quarantenaire, publicitaire de profession.

"C'est une bonne entrée en matière", a renchéri un salaryman de 42 ans.

"Je vais tenter le coup, cela peut rendre la vie plus pratique et amusante", a-t-il dit, tandis qu'un autre fan hurlait : "Can't stop loving you !"

(avec l'AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/01/2018 à 11:56 :
Comment ne pas prendre pour miraculeuse l'arrivée de monnaies virtuelles au sein d'un système économique qui laisse le monopole de la diffusion de monnaie aux marchés financiers ?

L’État et les actionnaires milliardaires ont tout pouvoir dessus et nous autres citoyens sommes du coup prit en otage par ce complexe politico-financier, ces monnaies même si elles sont risquées restent la seule voie ouverte à un minimum de démocratie économique.

Notre dirigisme économique actuel ne peut que mener au brexit, à trump, à des partis nationalistes aux monnaies virtuelles aux abstentions records lors des élections car son destin c'est l'inégalité et la paupérisation générale des citoyens.

L'actionnaire milliardaire croit qu'en ayant acheté nos politiciens il a tout résolu alors que justement ce conservatisme morbide économique est en train de faire son tombeau même si hélas nous autres seront les premiers à y passer.

L'empire des faibles.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :