Défense : le projet d'achat de Gripen dans le viseur des citoyens suisses

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L'avion de combat suédois Gripen dans la ligne de mire des Suisses
L'avion de combat suédois Gripen dans la ligne de mire des Suisses (Crédits : Reuters)
Ce mardi débute en Suisse la collecte pour recueillir en 100 jours les 50.000 signatures nécessaires à l'organisation d'un référendum sur le projet d'achat d'avions de combat suédois.

L'avenir du Gripen en Suisse est désormais dans les mains des citoyens suisses. C'est ce mardi que débute la collecte en vue de recueillir 50.000 signatures pour l'organisation d'une votation (référendum) pour l'achat des avions de combat suédois par le gouvernement fédéral suisse. Les opposants à ce projet ont donc 100 jours pour recueillir les 50.000 signatures nécessaires à l'organisation de la votation.

À l'occasion des votations, les citoyens suisses sont appelés à se prononcer sur un ou plusieurs sujets relatifs à la politique fédérale, cantonale ou communale. Le résultat d'une votation est contraignant, les autorités étant dans l'obligation d'appliquer le résultat du vote quelles que soient les recommandations qu'elles auraient pu communiquer.

Selon un sondage conduit auprès de 1.000 personnes par l'institut Isopublic et publié début septembre par le "SonntagsBlick", 63 % des personnes interrogées estiment qu'il ne faut pas acheter de Gripen. Seuls 31 % approuvent cette acquisition. Et 6 % n'ont pas d'opinion.

Un fonds spécial pour s'offrir le Gripen

La Loi fédérale sur le fonds d'acquisition du Gripen est sujette au référendum. En vue de  l'achat de l'avion de combat, un fonds spécial (fonds Gripen), juridiquement dépendant de la Confédération, a été constitué. Ce fonds est dissous une fois la phase d'acquisition de l'avion de combat achevée.

Le fonds est alimenté par les crédits budgétaires. Le Conseil fédéral peut être habilité, dans le cadre des décisions portant sur le budget et ses suppléments, à augmenter les crédits pour ce fonds en puisant dans les crédits de défense et d'Armasuisse Immobilier.

Armasuisse est notamment le centre de compétences de la Confédération pour l'acquisition de systèmes et de matériels technologiquement complexes, les technologies importantes en matière de sécurité.

Le Gripen, un choix contesté par les militaires suisses

Selon deux rapports d'évaluation de l'armée de l'air suisse, l'avion de combat suédois n'avait pas atteint "le seuil minimal de capacités attendues" pour mener à bien sa mission de police aérienne. Ce pourquoi le ministre de la Défense suisse, Ueli Maurer, l'a pourtant déclaré vainqueur de l'appel d'offre suisse portant sur l'achat de 22 avions de combat.

L'avion de combat suédois "a été évalué comme insatisfaisant pour ce type de mission de police aérienne. Les principaux points faibles du Gripen ont été son endurance et ses performances" lors des essais en vol de 2008. Il obtient une note médiocre de 4,20 points tandis que le Rafale décroche un 6,71 points (6,2 points pour l'Eurofighter). L'avion de combat suédois est même devancé par les performances des F-18 suisses.

Et d'enfoncer le clou : "le Gripen a été le seul candidat à ne pas atteindre le seuil minimal (6 points, ndlr) des capacités attendues".

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Commentaires
a écrit le 12/10/2013 à 17:13 :
le Gripen vaut mieux que le Rafale ,dépassé techniquement et de loin trop cher !
Réponse de le 13/10/2013 à 19:56 :
Bien sûr.
Réponse de le 21/10/2013 à 12:05 :
Si il est soi disant dépassé techniquement comment ça se fait qu'il ne fasse qu'une bouchée de l'eurofighter en combat simulé et qu'il s'accroche (4 match nul 1 défaite) face au F 22 Raptor? Après pour ce qui est du prix on a 5 rafales pour le prix de 3 F 35 qui n'a pas la même capacité d'emport et dont la furtivité (sur estimée d'ailleurs) ne sert pas à grand chose dans la guerre moderne.
http://portail-aviation.blogspot.fr/2013/10/rafale-vs-f-35-la-furtivite-comment-et.html?spref=fb
a écrit le 09/10/2013 à 19:53 :
Collimateur est plus approprié.
a écrit le 09/10/2013 à 18:06 :
j'adore les commentateurs qui veulent expliquer aux suisses leur besoin. l'armee de l'air a defini le besoin (avec un accord politique forcement) et a procede aux evaluations. tout a coup l'avion qui a obtenu les moins bons resultats est selectionne. il y a donc de quoi se poser des questions! on ne redefinit pas son besoin apres coup!
a écrit le 09/10/2013 à 15:34 :
Vue la grandeur du pays il est clair que .la question d´endurance est primodiale..
La mise en oeuvre de chasseurs pour des opérations de police de l´air ????



a écrit le 08/10/2013 à 15:41 :
La question de l'utilité d'un avion est éloignée des préoccupations des dirigeants suisses. Le pays doit des compensations au reste de l'europe pour sa non participation et les facilités qui lui sont pourtant accordées. On trouve dont des terrains propices et comme toujours le militaire en est un. De leur part, les européens d'Airbus veulent procéder à la séparation des actifs entre France et Allemagne. Les géants qui en résulteront seront les fournisseurs préférentiels de la zone. Italiens, suédois veulent donc revendre leurs sociétés sans avenir dans de bonne conditions. Or, pour majorer un prix, rien de mieux qu'un carnet de commande rempli ... auprès d'un pays redevable qui de son côté achètera à prix réduit mais disposera à terme d'une technologie "Eurofighter" puisque les allemands hériteront de cet ensemble en plus du bloc Gripen suédois. D'une pierre 4 coups! Il est peu probable que la votation aboutisse car le contexte est connu mais elle ne pouvait pas ne pas être organisée. Les suisses veulent bien se trouver malins mais pas subtiles.
Réponse de le 09/10/2013 à 14:28 :
Lors de l'achat des F18 par le Maroc il fallait vendre des rafales a Khadafi ... Si la confédération achete des Grippen il faut vendre des rafales à la Serbie..
Si le Bresil n'achete pas de Rafale il daudra en vendre à le Colombie et les rafales Indiens ne feraient qu'un bouchée des F16 pakistanais...
La diploamtie c'est ça et c'est trés bien ...
a écrit le 08/10/2013 à 14:09 :
En réalité, la Suisse n'a nullement besoin d'un avion de top niveau pour assurer sa sécurité, qui tient à de tout autres considérations comme son histoire le montre. Ce n'est donc pas pour ses fonctionnalités qu'acquérir un avion de papier comme le Gripen est adéquat, mais pour les compensations obtenues, qui permettront à l'industrie helvétique de se mettre à niveau sur un projet de pointe qu'elle ne pourrait mener à bien seule.
Le rafale étant un vrai avion maintenant éprouvé est moins intéressant dans cette optique. De plus la Suisse se fait engueuler par les Sarko et Montebourg depuis des années...
Réponse de le 08/10/2013 à 15:12 :
Le gouvernement suisse pourrait directement alimenter les comptes suisses de nos politiques, sans passer par la case "France"! Pratique pour 2017 et plus...
Réponse de le 08/10/2013 à 15:52 :
J'approuve votre analyse, mais il y a un différence importante de prix entre la mise à jour du F18 et l'achat du Gripen, mais faible au niveau opérationnel. Plus les cout de formation des pilotes sur le Gripen , .... Donc soit c'est démagogique (mais à 65% contre le projet, c'est raté), soit c'est un gros pot de vin (mais il faudra revenir pour la discrétion, qualité suisse parmi les qualités suisses),soit c'est pour une mise à niveau de l'industrie helvétique. Et qui voudrait attaquer la Suisse, hormis le Jura libre :-) ?
a écrit le 08/10/2013 à 13:57 :
Il serait bien que cette article précise si la votation potentielle bloquera l'achat pur et simple d'avions de combat, ou si cela ne concerne que cet achat en particulier et que donc l'appel d'offre serait relancé prochainement par les autorités suisses.
Réponse de le 08/10/2013 à 15:03 :
Un "Non" dans les urnes signerait l'arrêt de mort de ce contrat entre la Suisse et Saab. Les autorités et l'armée suisse devraient reprendre la procédure d'appel d'offres à zéro. Cela prendrait plusieurs années, à moins que l'armée se contente de procéder à une mise à niveau de ses F/A-18 actuels, car cette solution a également été évoquée.
Réponse de le 08/10/2013 à 17:59 :
"mise à niveau de ses F/A-18 actuels" L'appel d'offre en question a pour but de remplacer les F-5, pas les F-18.
Réponse de le 08/10/2013 à 19:18 :
1) La mise à niveau des FA-18 a déjà eu lieu pour un coût d'environ 1 milliard de francs suisses 2) Si l'achat des Gripen est refusé, il n'y aura pas d'autre appel d'offre avant longtemps

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