La réussite du vol de démonstration d'Ariane 6 marque le début de l'exploitation commerciale du lanceur sous la responsabilité d'Arianespace, opérateur et fournisseur de services de lancement. Pour le prochain vol - en décembre vraisemblablement -, le nouveau lanceur lourd européen embarquera le satellite militaire de reconnaissance optique CSO3 pour le compte de l'armée de l'air et de l'espace. Car Ariane 6 a passé mardi avec succès son examen de réallumage du moteur Vinci, qui propulse l'étage supérieur, indispensable à la mission CSO3. « Le succès de ce premier vol marque le début de la carrière opérationnelle d'Ariane 6, au service de l'autonomie d'accès à l'espace de l'Europe », a confirmé le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël, dans le communiqué commun (ESA, CNES et ArianeGroup) publié dans la nuit de mardi à mercredi.
La montée en cadence va être rapide. « Les prochains modèles de vol sont déjà en cours de production et les étages de la seconde Ariane 6 rejoindront le Centre Spatial Guyanais cet automne en vue du premier vol commercial », a ainsi précisé le PDG d'ArianeGroup, Martin Sion dans ce communiqué. Le calendrier des lancements est déjà programmé sur une période de cinq ans. Cette année, Ariane 6 doit effectuer un second lancement (CSO3). En 2025, Arianespace a confirmé programmer six lancements. En dépit de la défection du satellite météo d'Eumetsat (MTG-S1) à bord d'une Ariane 62, Stéphane Israël estimait encore possible de trouver un satellite de remplacement. Ainsi, Arianespace a dû engager en urgence des discussions avec un nouveau client, qui a dû suivre avec beaucoup d'intérêt le premier vol du lanceur lourd européen. Ce qui serait une excellente nouvelle pour Ariane 6... après le coup de Trafalgar d'Eumetsat.