Aviation : feu vert pour les carburants verts (nucléaire compris)
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Parlement européen et Conseil de l'UE doivent encore valider définitivement RefuelEU Aviation.
YVES HERMAN
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Parlement européen et Conseil de l'UE doivent encore valider définitivement RefuelEU Aviation.
YVES HERMAN
Le travail législatif sur le Fit for 55, le Pacte vert européen, est désormais achevé. Le dernier point, le programme RefuelEU Aviation qui trace la feuille de route pour les carburants d'aviation durables (SAF) en Europe, a été adopté en trilogue dans la nuit de mardi à mercredi.
Après des négociations tendues, et l'échec du précédent trilogue en décembre dernier, la Commission européenne, le Parlement européen, et le Conseil de l'Union européenne sont parvenus à un accord. Celui-ci entérine un compromis sur la part de carburant synthétique obligatoire pour le transport aérien européen. En outre, il valide l'utilisation d'électricité d'origine nucléaire pour leur production. Il reste néanmoins une incertitude : le texte doit désormais être entériné par le Parlement et le Conseil. Or, un exemple récent dans l'automobile a montré que cela n'était pas automatique.
Si tout le monde a dû faire des concessions, l'ambiance est à la satisfaction générale après cette dernière nuit de négociations.
Cette situation contraste assez largement avec les semaines de tension décrites par toutes les parties prenantes. « Les négociations ont été très difficiles, insiste-t-elle. Le lobbying a été très intense, de la part de l'aviation, mais surtout au niveau des Etats. L'accord que nous avons obtenu aurait pu être beaucoup plus ambitieux. Mais il a tout de même du mérite. C'est d'autant plus important que le secteur aérien pèse dans les émissions polluantes. »
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Un compromis a donc été déniché sur le niveau d'incorporation obligatoire de SAF dans le kérosène, qui s'imposera aux fournisseurs de carburant. Sans surprise, toutes les instances européennes étant déjà d'accord, l'obligation commencera à 2% en 2025. Les étapes suivantes nécessitaient pour les parties prenantes de s'accorder pour définir une trajectoire médiane. Celle-ci passera par 6% en 2030 avant une accélération : 20% en 2035, 34% en 2040 et 42% en 2045. L'objectif final sera de 70% d'incorporation en 2050, ce qui est plus ambitieux que la position du Conseil et de la Commission, mais moins que les 85% voulus par le Parlement.