Boeing, le géant qui vacille (1/3). Kelly Ortberg, l’homme du dernier espoir
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Nouvel homme fort de Boeing, Kelly Ortberg doit renouer avec ce qui a fait la grandeur de l'entreprise.
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Nouvel homme fort de Boeing, Kelly Ortberg doit renouer avec ce qui a fait la grandeur de l'entreprise.
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L'expression est parfois galvaudée. Et pourtant, elle s'applique ici dans toute sa puissance : 2024 a bien été une annus horribilis pour Boeing. Un chemin de croix même, qui débute le 5 janvier 2024, avec la perte en vol d'un bouchon de porte par un 737 MAX d'Alaska Airlines en plein vol. Le calvaire se terminera neuf mois plus tard, le 5 novembre dernier, avec la fin de l'une des grèves les plus dures du groupe américain.
Avec le recul, on mesure que Boeing a même échappé de peu à la banqueroute. Si le groupe semblait encore inébranlable fin 2023 avec ses 78 milliards de dollars de chiffre d'affaires, ses 171.000 employés, son carnet de commandes de 510 milliards de dollars, ses contrats stratégiques pour la défense américaine ou encore la Nasa..., le risque de défaillance était pourtant réel en octobre dernier.
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Tout au long de l'année passée, le constructeur américain n'aura en effet enchaîné que des mésaventures, ou presque : problèmes de qualité à répétition, gel de la montée en cadence, arrêt de la production du 737 MAX pendant deux mois, dette galopante. Et, au final, près de 6 milliards de dollars perdus en un seul trimestre. Une facture astronomique, qui ne tient même pas compte des effets complets de la grève, qui se comptent en milliards de dollars.