Après deux échecs, le troisième choix sera-t-il le bon pour Eutelsat ? Après le refus de Benoit Ribadeau-Dumas et du deuxième sur la short-list de trois candidats, le conseil d'administration de l'opérateur de satellites européen, dont une réunion extraordinaire est convoquée ce samedi, est sur le point de nommer un successeur à Rodophe Belmer. A priori, ce sera une femme de nationalité étrangère. Surtout, comme le deuxième sur la short-list, elle ne connait rien au spatial. C'est semble-t-il la volonté du conseil d'Eutelsat, aidé par le chasseur de tête américain Russell Reynolds. Ce qui est un choix étrange quand on connait la place stratégique qu'occupe Eutelsat au sein de la filière spatiale française auprès d'Airbus Space, Thales Alenia Space et ArianeGroup. Sans oublier son rôle important pour l'armée française.
Initialement le poste de directeur général était fléché pour l'ancien directeur de cabinet d'Édouard Philippe mais Benoit Ribadeau-Dumas a préféré tenter sa chance dans la course à la succession de Stéphane Richard à la tête d'Orange. Eutelsat n'a pas voulu attendre la fin du processus de sélection de l'opérateur français. Le deuxième choix d'Eutelsat s'est quant à lui désisté le week-end dernier. Soit un jour avant l'annonce officielle de sa nomination, en prétextant un conflit d'intérêt. L'ampleur de la tâche l'a peut-être fait reculer, souffle-t-on à La Tribune, car Eutelsat n'est pas dans la meilleure forme de son existence après cinq ans de réduction de coûts. Enfin, les candidatures internes de la directrice financière, Sandrine Téran, et du directeur technique, Pascal Homsy, n'ont pas été retenues.