Exportations d'armes : les industriels italiens dans le dur

 |   |  461  mots
Numéro un des sociétés italiennes à l'exportation en 2019, Leonardo reste la locomotive transalpine en matière de ventes à l'international
Numéro un des sociétés italiennes à l'exportation en 2019, Leonardo reste la locomotive transalpine en matière de ventes à l'international (Crédits : DENIS BALIBOUSE)
A l'international, l'industrie d'armement italienne semble essoufflée. Pour la troisième année consécutive, les ventes de systèmes d'arme des entreprises italiennes ont baissé à l'exportation. En 2019, elles se sont élevées à 4 milliards d'euros.

Pour la troisième année consécutive, les autorisations italiennes d'exportations de systèmes d'arme, c'est-à-dire les commandes, ont baissé (14,5% en 2019 par rapport à 2018). En 2019, elles se sont élevées pour la part italienne à 4,085 milliards d'euros (5,3 milliards d'euros dans le cadre des programmes en coopération), selon le rapport du Sénat italien sur les exportations d'armes. En 2016, elles avaient atteint un pic historique à 14,6 milliards d'euros, dont 11,5 milliards réalisés par Leonardo, puis 9,51 milliards d'euros en 2017, et, enfin, 4,77 milliards en 2018.

En 2019, les dix premiers clients de l'industrie d'armement italienne sont : Égypte (871,6 millions d'euros), Turkménistan (446,1 millions d'euros), Royaume-Uni (419,1 millions), États-Unis (306,1 millions), France (274,2 millions), Australie (238,2 millions, Allemagne (213,6 millions), Algérie (172,7 millions), Corée du Sud (165,4 millions) et Brésil (146,1 millions). Soit trois pays européens, trois pays de la zone Asie-Pacifique, deux pays africains, et, enfin, deux pays de la zone Amérique. Leonardo a notamment réussi à vendre 32 hélicoptères au Caire (24 AW149 + 8 AW189).

Leonardo, numéro un italien des exportations

Numéro un des sociétés italiennes à l'exportation en 2019, Leonardo reste la locomotive transalpine en matière de ventes à l'international (2,37 milliards d'euros, contre 3,2 milliards en 2018). Soit 58% du total des exportations italiennes de l'an dernier. Le leader italien a dernièrement trusté la première place de ce classement en 2018 et 2016. En 2017, il avait été détrôné par le chantier naval Fincantieri.

Le constructeur aéronautique et électronicien italien est suivi mais de très, très loin par le systémier et équipementier dans l'électronique de défense Elettronica (225 millions d'euros, soit 5,51% des exportations d'armes italiennes), le groupe naval Calzoni (177,5 millions, soit 4,35%), la société commune entre Fincantieri (51%) et Leonardo (49%) Orizzonte Sistemi navali (172,6 millions soit 4,22%) et le constructeur de blindés légers Iveco Defence (169 millions soit 4,14%).

Fincantieri dans le top 10

Au septième rang en 2019, le chantier naval Fincantieri, partenaire de Naval Group dans le cadre de la société commune à 50/50 Naviris, réapparait dans les quinze premières entreprises italiennes exportatrices, qui ont réalisé l'an dernier 92,6% des ventes d'armes...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/05/2020 à 21:19 :
les chiffres de Mr Cabirol sont toujours a la baisse quand il s'agit des exportations de materiel italien je pense que l'italie n'a rien a envier a la France son industrie est tres diversifiée et fabrique de l armement de a a z comme le véhicule blindé le LINX de IVECO DEFENCE entièrement fabriqué en italie c est un exemple parmi d autres comme le fusil d'assault de BERETTA . pas besoin comme NEXER d avior recourt à l'Allemagne pour la plate forme et le moteur pour construire son véhicule blindé. a part le RAFAL le reste est assemblé en France . on a vue pour les masques pour le CORONAVIRUS lin capacities de la nation a faire face.
a écrit le 22/05/2020 à 9:00 :
Sur le marcher d'exportation des armes , îls y a les poids lourd , USA , Russie , Chine , Ensuites tous les pays europeen ... Á çela îls y a les pays du tiers monde ou én voie de devellopement , Inde , Viêts nam , Turquie ..
Donc la concurence est importànte ... Mais le plus triste est que entre europeen , îls y est peux dè demande et encore moins de standardisation ...
Esperons que le jours ou îls y aura une union fédéral , nous soyons capable d'équiper comme correctement La Défense europeenne ...
a écrit le 21/05/2020 à 16:04 :
L'Europe fabrique des armes, mais elle ne s'en sert pas pour se défendre. C'est ballot ...
a écrit le 21/05/2020 à 13:19 :
Genre d'article comme sur l'affaire FIAT / Renault et maintenant c'est Renault qui ferme des usines. En fait FIAT à bien fait de quitter les négociations avec Renault.
Les informations données au Sénat ne sont pas complètes certains Parti politiques étant contraires aux ventes d' armes. Leonardo est très diversifié avec des parts dans des entreprises étrangères ATR ,Thales, MBDA ….cela est pareil chez Fincantieri...
a écrit le 21/05/2020 à 11:12 :
Les US viennent de choisir les Fremm italiennes, vous en connaissez beaucoup des armements français de cette taille vendus aux US ?

Je ris ! tout le monde ici perorait, ils sont dans la liste pour faire nombre, ils ne seront jamais sélectionnés...
Réponse de le 21/05/2020 à 14:34 :
L'US Navy a choisi avant tout un navire fabriqué aux États-Unis, qui sera équipé de systèmes et d'armements entièrement américains. Les FFG(X) n'auront plus grand-chose à voir avec les FREMM. Naval Group n'ayant pas d'implantation dans ce pays (ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose...), la société ne pouvait pas concourir.
Réponse de le 21/05/2020 à 17:13 :
Oui c'est ça ! et Narval group a été selectionné par l'australie car ses sous marins sont entirement equipés par les US ce qui permet une integration totale avec l'air-sea battle warfare des thalassocratie 5 eyes.

Take Five!
Réponse de le 21/05/2020 à 21:20 :
réponse à Titus informez vous : encore un commentaire bla bla
(comme pour les commentaire sur les accords possibles entre FIAT et Renault aujourd'hui Renault fermera des usines...) ces navires vont être construit par Fincantieri dans sa filiale aux USA (nos sociétés auraient du faire la même chose fonder ou acheter une filiale aux USA) avec des systèmes électroniques Leonardo (Selex ...) et des armements en partie Leonardo (Otto Melara …)… Encore une fois merci à nos managers qui n'ont pas de vision à long terme ….
Réponse de le 23/05/2020 à 14:31 :
@(@Titus) C'est tout à fait ça, les Australiens les fabriqueront et les Américains fourniront l'équipement. Ce genre de contrat reste bon pour l'Italie ou la France, notamment en permettant le maintien des compétences, mais leurs retombées sont loin de ce que les appellations du style « contrat du siècle » laissent penser.

@Klein : je vous en prie. Je ne vois pas ce que Fiat et Renault viennent faire dans cette affaire. Je ne disais du reste pas autre chose que vous au sujet de la construction : ce sont des chantiers navals américains qui construiront ces navires. Vous avez des sources concernant les systèmes électroniques et l'artillerie ? Aux dernières nouvelles, l'USN voulait justement arriver à un maximum de compatibilité avec le reste de la flotte. Je ne vois pas par exemple comment le 76 mm Otobreda actuellement en service à bord des FREMM viendrait se placer dans ce schéma quand la marine américaine ne dispose plus de pièces de ce calibre, et qu'il est spécifié dans l'appel d'offres que le navire accueillera une pièce de 57 Bofors (BAe).
a écrit le 21/05/2020 à 8:25 :
Bonjour
le chiffrage des exportations par le biais des" autorisations gouvernementales d'exportation " est il le bon paramètre ? Un contrat important ( Eurofighter au Koweit par exemple) peut faire changer une tendance. Je pense que tant sur le plan maritime qu'aéronautique l'Italie a une capacité supérieure à la nôtre de développer une GAMME de produits couvrant un ensemble plus large de missions et soutenue par des commandes à minima par leurs forces armées : des exemples
Avions pilotés : F35 ( partenaire industriel et maintenance) , Eurofighter, M346, M345 , G222, ATR72 marine , Piaggio Avanti
Drones : drones LEANARDO, Piaggio Hummerhead
Ce sont les petits ruisseaux qui font les fleuves et en France on compte trop sur le Rafale -qui ne s'exporte plus- et les gros contrats" multilatéralistes" pronés par Macron
L'avenir nous dira quelle est la bonne stratégie

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :