Exportations d'armes tricolores vers l'Europe : une tendance structurelle ou conjoncturelle ?

 |   |  971  mots
Le Rafale de Dassault Aviation va-t-il un jour atterrir dans un pays européen autre que la France ? Jusqu'ici l'avion le plus vendu ces dernières années en Europe reste le F-35 de Lockheed Martin
Le Rafale de Dassault Aviation va-t-il un jour atterrir dans un pays européen autre que la France ? Jusqu'ici l'avion le plus vendu ces dernières années en Europe reste le F-35 de Lockheed Martin (Crédits : Dassault Aviation)
Les exportations françaises de matériels militaires vers les pays européens sont en très nette croissance depuis deux ans. Si le ministère des Armées assure que cette "orientation" est structurelle, cette tendance demande toutefois à être confirmée sur le moyen terme.

Europe, Europe, Europe... Le ministère des Armées mise beaucoup sur l'Europe pour exporter les armements des industriels français. "Au cœur de la politique d'exportation que je mène depuis trois ans, il y a un choix résolu et engagé : celui de renforcer nos partenariats européens", explique la ministre des Armées Florence dans le rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France. Depuis deux ans, les chiffres des exportations d'armement françaises vers les pays européens lui donnent raison. Elle sont en très nette progression : 2,29 milliards d'euros en 2018, puis 3,47 milliards en 2019. Soit une part de 45% du total des exportations françaises de l'année dernière et de 25% en 2018. Une montée en puissance significative par rapport à un passé encore récent : 512,9 millions en 2017 et 486,2 millions en 2016.

"Ces résultats sont inédits, et ils ne sont pas le fruit du hasard", martèle Florence Parly. Elle a raison. En matière d'exportation, ce n'est jamais le fruit du hasard. Six clés participent en général aux succès de la France à l'exportation : des responsables politiques efficaces et surtout cohérents vis-à-vis des pays clients, la légitimité de la France à signer des...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/06/2020 à 9:19 :
Le mot "Exportation" signifie qu'il y a des frontière a franchir et, en Europe, elles ont été supprimé!
a écrit le 04/06/2020 à 11:31 :
Pour que l'hypothèse d'une évolution structurelle soit confirmée, il est indispensable que l'offre française ait une réelle supériorité technologique, tt en s'adaptant parfaitement au besoin exprimé ds des enveloppes budgétaires acceptées, les partenariats stratégiques avec transferts de technologie étant bien évidemment un plus.
Or, ds le naval européen, source des contrats militaires les plus juteux, la concurrence entre chantiers européens est particulièrement rude, sachant que ce champ est totalement délaissé par les US qui font pourtant la pluie et le beau tps ds l'aéronautique militaire forts de leur partenariat stratégique avec l'OTAN, signe ss doute de leur faiblesse industrielle ds le naval.
a écrit le 04/06/2020 à 10:39 :
Nous perdons du temps il faudrait nous associer au RU, seul pays crédible en matière militaire en Europe et laisser à cette dernière le choix d'arbitrer si français et anglais ne sont pas d'accord sur une intervention mais que toute l'activité économique militaire européenne ne soit gérée que par ces deux pays.

Et je suis bien gentil même puisque le pile ou face serait plus sûr que de laisser choisir une entité paramétrée à nous planter.
a écrit le 04/06/2020 à 6:57 :
Quel horreur ces articles et cette industrie lamentable!
Réponse de le 04/06/2020 à 11:53 :
Quel bonheur ces articles et cette industrie stratégique pour la France.
Réponse de le 04/06/2020 à 16:00 :
L' armée française occasionne de par le monde depuis plus de 50 ans moins de morts ds les pop civiles qu'une seule épidémie de grippe et à fortiori que cette pandémie où elle a été dignement sollicitée pour sauver des vies.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :