La FAA signifie à Boeing qu'il ne participera plus à la certification des 737 MAX

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(Crédits : Lindsey Wasson)
Dans un rapport publié le mois dernier, un comité international d'experts, le JATR (Joint Authorities Technical Review), avait reproché à la FAA de déléguer des tâches de certification "de haut niveau" aux fabricants eux-mêmes.

L'autorité américaine de l'aviation civile (Federal Aviation Administration, FAA), a informé mardi Boeing qu'elle serait la seule autorité habilitée à délivrer les certificats de vol de tous les nouveaux 737 MAX, alors qu'elle avait partagé cette responsabilité avec l'avionneur par le passé.

Jusqu'ici, grâce à une procédure baptisée ODA adoptée en 2005 sous la pression du lobby aéronautique, sur fond de dérégulation et de baisse du budget de l'agence, Boeing choisissait les ingénieurs devant inspecter ses avions, la FAA apposait son sceau.

Le régulateur déléguait des tâches de certification de haut niveau

Le régulateur a également précisé qu'il n'avait toujours pas achevé l'examen des changements apportés par Boeing aux logiciels de contrôle de vol de l'appareil, immobilisé au printemps dernier après deux catastrophes aériennes.

Dans un rapport publié le mois dernier, un comité international d'experts, le JATR (Joint Authorities Technical Review), avait reproché à la FAA de déléguer des tâches de certification "de haut niveau" aux fabricants eux-mêmes et estimé que cette pratique de longue date devait être revue en profondeur afin d'assurer la fiabilité des procédures.

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Commentaires
a écrit le 28/11/2019 à 9:59 :
C'est un peu comme en France avec l'Utac, l'organisme chargé de la certification des véhicules géré jusqu’en 2017 par des syndicats représentatifs de l’industrie automobile comme le CCFA (comité des constructeurs français d’automobiles), lui même codirigé par PSA et Renault. Et d'où viennent les PDG qui se succèdent à la tête de l'Utac ? Ajoutons à cela des tests menés directement chez les deux constructeurs sur leur bancs d'essais "labellisés" Utac !
En 2017 l’Utac a choisi de mettre fin aux suspicions de conflit d’intérêts qui entouraient son activité d’homologation de voitures. Une enquête parlementaire avait révélé ces dysfonctionnement. Les USA n'ont pas le privilège de cette forme de consanguinité !
a écrit le 28/11/2019 à 5:01 :
Je suis ancien pilote d'essais, et je dis depuis le début de cette affaire que cet avion ne volera plus (ou alors on garde les cellules, et on y remet les moteurs du -800 après avoir arraché comme une dent pourrie ce logiciel MCAS)….
Pour l'instant j'ai raison.
Réponse de le 29/11/2019 à 23:14 :
Vous êtes d'une arrogance phénoménale!! Mais je peux vous assurer que vous avez tort, ce n'est pas parce que vous êtes un ancien "pilote d"essais" que vous avez raison (et j'ose même dire que vous êtes loin d'être un véritable pilote... vous vous limitiez uniquement à surveiller les ordinateurs de vol)... Arrêtez de vous la raconter de" Mr je sais tout". Le 737 revolera l'année prochaine. Je suis certain que de la conception de l'avion vous ne connaissez pas grande chose.
Réponse de le 03/12/2019 à 20:15 :
Je travaille dans l'électronique et je suis d'accord avec votre analyse. Il est évident que on peut faire voler n'importe quoi aujourd'hui MAIS dans quel respect de la sécurité des passagers ? Un mauvais produit restera mauvais, l'électronique aidera a masquer certains défauts mais ils seront toujours présents et une erreur de calcul (quelle soit logicielle ou d'un capteur) provoquera immédiatement une catastrophe.
Les ingénieurs étaient ils conscients ou complices ???
Réponse de le 03/12/2019 à 20:15 :
Je travaille dans l'électronique et je suis d'accord avec votre analyse. Il est évident que on peut faire voler n'importe quoi aujourd'hui MAIS dans quel respect de la sécurité des passagers ? Un mauvais produit restera mauvais, l'électronique aidera a masquer certains défauts mais ils seront toujours présents et une erreur de calcul (quelle soit logicielle ou d'un capteur) provoquera immédiatement une catastrophe.
Les ingénieurs étaient ils conscients ou complices ???
a écrit le 28/11/2019 à 0:02 :
A force de déléguer des tâches qui lui incombent à son constructeur favori, c'est sûr qu'elle a perdu la main et des compétences.
Faut qd même qu'elle reapprenne son métier, c'est complexe, ça coûte cher ( 2 crash / 346 victimes) et ça prend dc du tps... Non mais sans blague !!
Dc, la certification, faudra repasser, c'est pas pour demain.
a écrit le 27/11/2019 à 22:10 :
Vu que je ne prends et ne prendrai plus jamais l'avion, qu'un Boeing ou un Tupolev soit certifié ou non par une quelconque officine. Ça me...m'en fout en fait des problèmes des avions.
a écrit le 27/11/2019 à 22:09 :
Vu que je ne prends et ne prendrai plus jamais l'avion, qu'un Boeing ou un Tupolev soit certifié ou non par une quelconque officine. Ça me...m'en fout en fait des problèmes des avions.
Réponse de le 27/11/2019 à 22:18 :
Du coup merci pour ce commentaire informatif.
a écrit le 27/11/2019 à 21:29 :
Si Boeing ne participe pas a la certification le 737-8 ne devrait jamais plus voler .
C'est une planche a repasser qui pique du nez ,même si l'ordinateur corrige en permanence ce défaut, l'aileron de queue commandé par des câbles une technologie de 50 ans est instable car il est inchangé depuis la première version alors que le 737-8 est 50% plus lourd et plus puissant que l'original etc ..........
Réponse de le 27/11/2019 à 23:30 :
Parachutiste militaire sur Nord 252 il y a 50 ans je n'ai jamais eu peur en avion durant plusieurs centaines de vols (et quelques sauts..) mais jamais au grand jamais je ne monterai dans ce 737 max. La cause ? lors du lancement il y a quelques années de l'ultime et nième évolution du 737 un haut responsable du secteur aéronautique français m'avouait modestement "en off" qu'il ne comprenait pas comment cette avion pouvait volait un jour compte tenu de sa structure ancienne. On connait la suite.
Boeing qui est un constructeur forcément sérieux a cependant cédé aux sirenes de la rentabilité exigée par ses actionnaires. C'est aux ingénieurs finalement que doit revenir la direction de telles entreprises et non aux financiers sans perdre de vue bien sûr les aspects économiques. Avec le coût de la catastrophe industrielle du 737 max, Boeing aurait pu développer un nouvel avion et éviter bien des malheurs.
Réponse de le 28/11/2019 à 9:15 :
les organismes US de certification en la circonstance se sont montrés laxistes : la confiance n'exclut pas le contrôle intransigeant qui est la règle de base dans l'aéronautique et le spatial quand bien même Boeing soit un constructeur des plus sérieux. Mais quand est-il au fait des organismes européens de certification vis à vis d'Airbus par exemple ? N'y a t il pas eu aussi certaines "tolérances ou facilités" en vu d'accélérer le processus de certification ?
Chacun doit rester dans son rôle soit d'industriel, soit de certificateur et la frontière doit être claire en terme d'exécution des missions. C'est le prix à payer pour la sécurité de tous les passagers et équipages des avions et la notion de délais de mise en service des aéronefs doit être du second ordre.
Réponse de le 06/12/2019 à 14:05 :
Le mécanisme de délégation existe et depuis longtemps en Europe. Les grands constructeurs sont tous (c'est une obligation) titulaire d'un DOA (Design Organisation Approval). Ce DOA pose des contraintes en termes d'organisation et de compétences au titulaire et donne également la possibilité à l'autorité de certification de s'appuyer sur les avis signés des experts du constructeur. Ne nous leurrons pas, même si un contrôle externe est nécessaire, les compétences sont chez les constructeurs.
La grosse différence entre les USA et l'Europe est qu'il est inscrit dans les statuts de la FAA (autorité de certification américaine) qu'une de ses missions est de soutenir l'industrie américaine... Ce qui n'est pas le cas en Europe.
En tout cas après cette affaire l faut s'attendre à un coup de barre en Europe également vers moins de délégation au constructeur.
a écrit le 27/11/2019 à 14:22 :
Vu que je ne prends plus l'avion, "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre" Chirac.
Réponse de le 28/11/2019 à 3:17 :
@ Valbel.
Faut-il vous rappeler que vous etes sur la Tribune .
Journal de grande tenue, la vulgarite se doit d'etre bannie...

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