Le Canada débarque le sous-marin Barracuda de Naval Group en lice pour une mégacommande
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Canada snobe le Barracuda de Naval Group
Naval Group
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Canada snobe le Barracuda de Naval Group
Naval Group
Décidément le Canada reste une terre très hostile pour les industriels de l'armement français dont les offres sont régulièrement retoquées par le ministère de la Défense canadien. Après un échec en décembre 2017 (frégates FREMM), Naval Group a échoué à nouveau à convaincre le Canada alors que le chantier naval a pourtant largement fait ses preuves de compétiteur ces dernières années aux Pays-Bas (Barracuda), en Indonésie (sous-marins Scorpène), en Grèce (frégates FDI)... Sa proposition d'équiper la Marine royale avec des sous-marins Barracuda à propulsion conventionnelle a été balayée par Joël Lightbound, ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l'Approvisionnement, et Stephen Fuhr, secrétaire d'État en charge de l'approvisionnement en matière de défense. Inexplicable...
Le Canada a préféré sélectionner le chantier naval allemand Thyssen Krupp Marine Systems (TKMS) et le sud-coréen Hanwha, qui restent donc en compétition pour le Programme de sous-marins canadiens de patrouille (PSCP) lancé en 2021. Ce projet vise à acquérir jusqu'à douze sous-marins pour la Marine royale. Autres perdants de cette compétition, le suédois Saab et l'espagnol Navantia. La décision canadienne a été « fondée sur une évaluation approfondie des besoins du Canada dans le cadre du PSCP, y compris les échéanciers de construction et de livraison de la nouvelle flotte de sous-marins », a expliqué dans un communiqué publié mardi le gouvernement du Canada, dont le pays possède le plus long littoral au monde.
À lire également
« La désignation de TKMS et Hanwha comme fournisseurs qualifiés marque une étape importante dans l'acquisition de cette capacité cruciale », a estimé Stephen Fuhr cité dans le communiqué. La flotte actuelle des quatre sous-marins de la Marine royale (classe Victoria) achetés d'occasion en 1998 à la Grande-Bretagne sera opérationnelle jusqu'au milieu ou à la fin des années 2030. « Afin d'assurer une transition harmonieuse d'une classe de sous-marins à l'autre sans rupture de capacité, la Marine royale canadienne doit recevoir la livraison de son premier nouveau sous-marin d'ici le milieu des années 2030 », a précisé le gouvernement canadien.