Photonis : pour qui sonne le glas dans cette partie de poker menteur
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Photonis a aujourd'hui besoin d'un actionnaire, qui l'aide enfin à développer son activité
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Photonis a aujourd'hui besoin d'un actionnaire, qui l'aide enfin à développer son activité
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Dans le dossier Photonis toujours aussi explosif, la plupart des acteurs concernés (Bercy, Ardian et Teledyne) jouent une sacrée partie de poker menteur, à l'exception probablement du ministère des Armées. Car la ministre Florence Parly s'est clairement positionnée contre un rachat de Photonis par Teledyne même si certaines chapelles de ce grand ministère pourraient être favorables à cette opération sous des conditions aussi strictes que possible imposées à Teledyne. La ministre peut d'ailleurs s'appuyer sur un avis défavorable transmis par la direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD), l'une des deux agences de renseignement du ministère des Armées, selon nos informations, qui confirment celles de Challenges.
Le rôle du "méchant", qui vend les pépites françaises à l'Oncle Sam, est complètement assumé par Ardian, qui a toujours cru qu'il passerait en force. Il est pourtant parfaitement dans son rôle. Ce fonds d'investissement a un actif à vendre et veut le vendre au plus offrant. C'est le cas avec la proposition financière ahurissante du groupe américain Teledyne (510 millions d'euros). Quoi de plus logique pour un fonds de ramasser un pactole à plusieurs millions qui ira dans les poches des associés et de ses investisseurs qui lui ont fait confiance. Une affaire en or d'autant que le fonds d'investissement a complètement raté le retournement de Photonis, aujourd'hui plombé par une dette énorme, neuf ans après l'avoir rachetée. Aujourd'hui, la PME bordelaise a d'ailleurs besoin d'un actionnaire, qui l'aide enfin à développer son activité. Teledyne est donc vu en interne par Photonis comme cet actionnaire, qui tombe à pic.
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Jusqu'ici tout roulait pour Ardian. Le fonds, conseillé par la puissante et influente Anne Méaux à la tête d'Image 7, appuyait sur le maillon qu'il considère comme le plus permissif, Bercy. Il est vrai que le prix mis par Teledyne vaut bien toutes les actions de lobbying en coulisse. Résultat, les observateurs pouvaient se poser la question de savoir si le ministère de l'Économie irait au bout de son audace ? Car après avoir informé verbalement Teledyne "d'un avis négatif", il doit encore confirmer et motiver par écrit son refus. Teledyne attend toujours ce courrier tamponné du sceau de l'État français. Selon nos informations, le courrier est prêt à partir depuis plusieurs semaines mais il manque toujours la signature du ministre.