Macron veut une souveraineté nationale, Photonis bientôt rachetée par un américain

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La vente de Photonis à un groupe américain serait un échec d'autant plus retentissant que le discours de vendredi à l'Ecole de Guerre d'Emmanuel Macron a été clair sur la souveraineté : plus question de brader l'industrie française et européenne.
La vente de Photonis à un groupe américain serait un échec d'autant plus retentissant que le discours de vendredi à l'Ecole de Guerre d'Emmanuel Macron a été clair sur la souveraineté : plus question de brader l'industrie française et européenne. (Crédits : Photonis)
Vendue par le fonds français Ardian, la PME Photonis va très certainement être rachetée par un groupe américain. L’incapacité de la France à protéger ses pépites "offre aux autres puissances la possibilité de nous affaiblir", a rappelé vendredi à l'Ecole de Guerre Emmanuel Macron.

Goodbye Photonis... Vendue par le fonds français Ardian, cette PME française va-t-elle être passée par pertes et profits par la France et sa base industrielle et technologique de défense (BITD) ? Sauf intervention de l'Etat de dernière minute, le leader mondial dans la conception, le développement et la fabrication de composants destinés à détecter de faibles niveaux de lumière ou de rayonnement, dans les domaines de l'industrie, des sciences, du médical et de la vision nocturne, va finir, faute d'offre française, dans l'escarcelle d'un groupe américain, notamment Teledyne, qui apparaît comme le grand favori. La transaction est évaluée à plus de 400 millions d'euros (soit environ dix fois l'Ebitda).

Ce serait un grave échec pour la France si cette pépite, suivie par le service des affaires industrielles et de l'intelligence économique de la DGA (Direction générale de l'armement), passait sous drapeau américain. Un échec collectif, de Matignon aux ministères des Armées et de l'Economie en passant par la banque publique Bpifrance, étrangement absente sur un tel dossier, ainsi que par les armées incapables de monter au créneau pour défendre ses intérêts opérationnels. Un échec d'autant plus retentissant que le discours de vendredi à l'Ecole de Guerre d'Emmanuel Macron a été clair sur la souveraineté :

"Nous avons fini par penser, dans les années 90 et 2000, que l'Europe était devenue un gros marché, confortable, théâtre d'influence et de prédation à tout-va (...) Funeste erreur ! Nous devons pour ces infrastructures critiques, retrouver, au niveau européen, une vraie politique de souveraineté !", a expliqué vendredi le Chef de l'Etat.

Matignon fait de la gonflette

Edouard Philippe a tenté de rassurer à très bon compte les 17 députés qui s'inquiétaient fin novembre dans un courrier adressé au Premier ministre du sort de Latécoère et Photonis mis en vente. Dans une lettre datée du 8 janvier 2020, dont La Tribune a pris connaissance, il leur annonce "un projet de décret en Conseil d'Etat (qui) a été élaboré afin de renforcer le dispositif de contrôle" des acquisitions de sociétés stratégiques françaises par des groupes étrangers. Mais il n'entrera en vigueur que le 1er juillet. Une date qui a probablement fonctionné comme un chiffon rouge pour d'éventuels repreneurs étrangers et accéléré leur réflexion.

La mise en vigueur du décret arrive bien trop tard pour Latécoère, déjà racheté par le fonds américain Searchlight, et très certainement pour Photonis, en passe d'être avalé par un des trois groupes américains intéressés par cette pépite, qui a décroché en 2019 des contrats de fourniture d'équipements de vision nocturne pour l'armée allemande et suisse (tubes intensificateurs d'image 4G). En clair, la BITD française est complètement démunie face à une nouvelle "prédation". Latécoère et Photonis, sous la "protection" des 17 députés, seront passés sous contrôle étranger avant même l'entrée en vigueur du mécanisme censé les protéger.

Bercy et Brienne incapables de trouver une solution française

Mais que font Bercy et Brienne alertés depuis juin dernier de la vente de Photonis? Le ministère des Armées, qui s'est fortement mobilisé, est très embarrassé par le dossier. Il a poussé sans succès une solution avec Safran et Thales, sollicités pour reprendre Photonis. Puis, le ministère a remué tout le tissu industriel pour trouver une solution française mais... sans plus de succès. Selon nos informations, il existe encore un très léger espoir avec une ébauche de solution française : Safran est prêt à prendre une participation minoritaire aux côtés d'un ou plusieurs partenaires majoritaires.

C'est là où la banque publique Bpifrance pourrait jouer un rôle de protection de la BITD française à condition qu'elle s'intéresse enfin à ce dossier. Elle a jusqu'ici fait la sourde oreille. Dommage que Bercy n'ait pas insisté pour mettre Bpifrance dans le projet. Pour sa part, le fonds d'investissement français PAI Partners pourrait être partant comme il l'avait été pour la reprise de Souriau en 2019. Enfin, l'Agence de l'innovation de défense (AID) planche sur la constitution d'un fonds d'investissement, dont l'ambition est de lever 500 millions d'euros environ. Mais le temps d'y arriver, ce sera bien évidemment trop tard pour sauver le soldat Photonis. Ce fonds, même s'il est beaucoup plus ambitieux que Definvest, pourrait difficilement racheter tout seul Photonis au regard du montant de la transaction. On est donc loin, très loin des propos tenus vendredi par le président à l'Ecole de Guerre :

"La bonne utilisation de ces outils de souveraineté commune nécessite, d'abord et avant tout, bien évidemment des investissements, une politique industrielle, des standards de souveraineté, beaucoup plus forte et ambitieuse mais aussi la construction d'une culture stratégique partagée, car notre incapacité à penser ensemble nos intérêts souverains et à agir ensemble de façon convaincante met chaque jour en cause notre crédibilité en tant qu'Européens. Elle offre aux autres puissances la possibilité de nous diviser, de nous affaiblir".

Une nationalisation ?

Faut-il nationaliser la PME bordelaise, qui contribue à la performance des équipements de défense, et notamment ceux des forces spéciales ? Pourquoi pas en attendant de trouver une solution pérenne. Car depuis 20 ans, Photonis, qui participe au projet de laser mégajoule, fait "l'objet d'une surveillance par l'Etat", a officiellement expliqué début janvier le ministère des Armées en réponse à une question du député Les Républicains Patrice Verchère. Ainsi, depuis plus de vingt ans, Photonis a fait l'objet de cessions régulières entre différents fonds d'investissement : Barclays PE, AXA PE, Astorg, et dernièrement Ardian (ex-AXA PE) en 2011.

"Chacune de ces cessions a constitué un risque de prise de contrôle par un acteur étranger et a donc fait l'objet d'une surveillance par l'État, a expliqué le ministère des Armées. Des conditions liées aux autorisations de cession ont ainsi pu être imposées au cas par cas (à titre d'exemple : pérennité des activités, préservation des capacités industrielles, obligation de notifier à l'Etat toute délocalisation en ou hors de France, etc.)".

Dans le cadre de la cession actuelle de Photonis, le ministère des armées "accordera une vigilance toute particulière à ces conditions d'autorisation de cession". Dans l'hypothèse où un acteur étranger souhaiterait prendre le contrôle de Photonis, "une telle opération ferait l'objet d'une demande d'autorisation préalable auprès du ministère de l'économie et des finances. Le dossier serait instruit avec l'ensemble des administrations en charge de la protection des activités de cette société afin de déterminer les conditions de cette autorisation, dont l'Etat contrôlerait ensuite le respect à l'issue de la cession". C'est dans ce cadre que Photonis, dont le siège social est à Mérignac, sera bradé au profit d'un groupe américain.

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a écrit le 16/02/2020 à 13:44 :
Et comme ça demain les USA pourront bloquer nos contrats export qui utilisent des produits de cette entreprise. Comme actuellement pour les moteurs Safran en Chine. Mon dieu quelle naïveté ça parrait incroyable, il est loin le temps de De Gaulle !
a écrit le 12/02/2020 à 11:21 :
Il y a tout de même quelques chose qui me gêne dans ce dossier: il y a deux autres groupes technologiques français qui travaillent sur le marché de la défense et fabriquent des systèmes optroniques militaires incluant des dispositifs de vision nocturne (thermique et/ou intensification de lumière): il s'agit de Safran (branche ex-SAGEM) et de Thalès. Ces deux groupes en excellente santé financière, regorgent de cash et n'hésitent pas à racheter les boites ou mêmes leurs concurrents dès que ceux-ci ont une technologie qui les intéresse: il peuvent payer cher, très très cher même (de toute manière ils empruntent sur les marché à moins de 0.3%), et n’hésitent pas à le faire (voir le récent rachat de Zodiac par Safran). Or là, ni Thalès ni Safran ne sont intéressés par Photonis. LA question à laquelle je souhaiterais une réponse claire est: POURQUOI ?
Réponse de le 16/02/2020 à 11:59 :
Avant de répondre au pourquoi, renseignez vous sur la nationalité des entreprises que vous cités... Depuis quand Thalès est française? SAGEM l'était peut être avant mais j'en suis pas sûr, aujourd'hui elle ne l'est plus.

Donc avant de pouvoir vous répondre à Pourquoi faudrait commencer par trouver une entreprise qui est resté et restera national et donc surement pas des multinationales !
a écrit le 12/02/2020 à 6:30 :
On est champion des délais abusifs. Un décret rédigé en 6 mois. Manque-t-on d'encre ou d'oie pour fournir la plume ? A moins que l'on manque de fonctionnaires pour la tenir ? On peut comparer le "nationalisme" de Trump avec nos brillants dirigeants qui tardent à trouver du temps pour décider tres rapidement comment produire ce décret. La BPI, les industriels de la défense des fonds d'investissements ont collectivement les ressources pour mettre quelques dizaines de millions chacun pour faire rester cette pépite technologique dans notre patrimoine national. Il y a loin de la parole aux actes. Nos politiciens bravaches pour critiquer le "nationalisme" anglais, américain et autre, est incapable devant la simple réalité économique de réagir. A quoi servent-ils ?.... Pourvu que ça dure !
a écrit le 11/02/2020 à 21:37 :
Pourquoi E.Macron n'irait pas faire appel aux "partenaires européens" ? Il en n'a bien un qui devrait être intéresser de prendre quelques parts en % non ? Je fais référence à des entreprises ou des fonds de pension,investissement européens par exemple.
Ca serait l'occasion de nous montrer "la solidarité européenne" et "l'esprit européen" dont il nous vante tant les mérites lui et bien d'autres..
Pour le coup,ça pourrait rendre plus crédible son "projet européen" aux yeux des eurosceptique ou même des hésitants et redorer un peu plus son image,même si ça ne serait pas grand chose,ça serait toujours ça de pris pour son camp.
a écrit le 11/02/2020 à 21:07 :
Impossible d'empêcher les rachats et les délocalisations dans le cadre de l'UE :
Article 63 TFUE (ex-article 56 TCE)
1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
On ne peut pas faire plus clair !
a écrit le 11/02/2020 à 20:48 :
Peut être que la pépite a de la valeur aux USA mais peu d'intérêts aux yeux de Thalès ou de la France qui a des compétences de niveau comparable sans pour autant avoir développé un produit tel.
Pourquoi s'offrir un truc a 400 millions si on pense pouvoir le développer pour 2 fois moins?
a écrit le 11/02/2020 à 18:50 :
Il faut arrêter les commentaires oiseux. Ou cette société est essentielle pour le pays ( pour des raisons militaires, industrielles, ou de recherche) et il faut la conserver, quitte à la nationaliser provisoirement. Ou il faut la laisser partir. Que Thales ou Safran n’en veuillent pas pose problème: choix d’investissement hors business plan ou autre. Encore une bataille entre X? Ou énarques?
Réponse de le 11/02/2020 à 21:09 :
« il faut la conserver, quitte à la nationaliser provisoirement »
impossible dans le cadre de l'UE !
a écrit le 11/02/2020 à 17:27 :
Comment Macron qui a appuyé la vente d'ALTSTOM peut oser intervenir dans un dossier comme cela ?
Il n'a aucune crédibilité et surtout pas sur des dossiers.
La France se fait déssosser car nous avons une classe dirigeante qui a trahi son peuple.
Ces gens sont nocifs en plus d'être incompétents: on en a des preuves tous les jours.
Réponse de le 11/02/2020 à 21:01 :
@ septic ,


Et le fond Adrian tu le classe ou la dedans ?
a écrit le 11/02/2020 à 16:09 :
L'état français est le plus grand fossoyeur d'entreprises qui soit, on ne trouve aucun exemple de réussite ni économique, ni autre, avec un mélange de marxisme, socialisme, communisme, maoisme, stalinisme et autres léninismes ! A croire qu'il a fait sienne la devise de Benito Mussolini : Tout dans l’État, rien contre l’État, rien en dehors de l’État.
a écrit le 11/02/2020 à 15:11 :
le vrai pirate des industries c'est l'Etat lui-même qui prélève 50% du PIB pour le dilapider (même pour les hôpitaux il n'a pas d'argent, les contribuables ne paient pas assez !).
L'Etat plombe nos entreprises, c'est le seul responsable de la désindustrialisation.
Merci aux étrangers (USA, Chine) de sauver nos industries d'un Etat vampire obèse.
a écrit le 11/02/2020 à 14:42 :
Les plus vigoureux coups de mains au destin par la parlote se heurtent parfois à l’inéluctabilité de la démission sur le fond et aux faux semblants d'une communication frelatée comme un alcool de contrebande, "pas d'bol" comme aurait dit l'autre nullard.
a écrit le 11/02/2020 à 13:53 :
Photonis n'est pas bradé puisqu'aucun investisseur européen n'en veut. C'est probablement l'interventionisme étatique français qui dévalorise les actifs industriels français. La souveraineté européenne n'existe pas puisque l'Europe est constituée de peuples souverains qui n'ont aucune intention de renoncer un tant soit peu à leur souveraineté. Alors le discours administratif français se révèle tel qu'il est : incohérent. Quant à l'industrie française, elle s'épuise et s'amenuise sous les coups de la politique industrielle.
Réponse de le 11/02/2020 à 15:54 :
Surtout de la fiscalité abscons et de la règlementation du travail en y rajoutant le social dont on peut se demander ce qu'elle à a faire dans cette galère !
Réponse de le 11/02/2020 à 16:09 :
Pourquoi relancer ? L' UE n' est pas constituée de peuples souverains puisque l' UE commande à tous les chefs de gouvernements via les GOPE ou feuille de route de Bruxelles. Quand l' article 63 du TFUE permet à n' importe quelle entreprise dans l' UE d' être la proie des appétits prédateurs d' un américain ou d'un chinois ; on a affaire ici à un arbitrage qui est le suivant, ou sauver Photonis ou n' importe qui d' autre demain dans le paysage France par rachat, prise de participation ou autre ou continuer de larguer à perte 153 milliards annuels dans l' UE.
C' est pourtant simple de ne pas se tromper. UPR, Frexit, vite.
a écrit le 11/02/2020 à 13:28 :
tant que nos élites et macron en t^te préférerons les fin tech et les startup......aucune chance de conserver nos industrie de pointes....
le pire étant que dans nos écoles "dites" de management, la graal c 'est la finance hors solet les start up avec comme ambition de les revendre aux gafam après avoir été financer par nos impôts....

tous ces génies créateurs en herbe ne savent meme pas ce que c 'est qu une usine qyui produit
a écrit le 11/02/2020 à 13:27 :
Ca prouve que la majorité de nos élus et de nos dirigeants des grandes entreprises se foutent du bien commun !
Nos GE répondent toujours présentes pour récupérer des contrats et s'intégrer à des programmes lancés par l'Etat ou les régions, pour y récupérer des investissements et de futurs contrats.
Et encore si l'Etat se bouge depuis Montebourg, pour protéger plus, c'est bien parce qu'il subit une pression de la recherche, de citoyens responsables, de PME, de startups et de quelques élus.
L'Intelligence Economique c'est de tout prévoir en amont, donc sur le long terme, et de tout cadenasser une bonne fois pour toute. Et non pas de réagir à chaque fois que les fossoyeurs chinois ou américains nous agressent, avec des petites doses législatives. Parce ce que ça fait x fois qu'on corrige, et nos pépites ne sont toujours pas protégées ????.
Et ce n'est pas parce qu'un fond privé, français ou européen, met des billes dans une entreprise qu'il la protègera à l'infini. L'objectif prioritaire des fonds privés est de faire du fric. Et revendre une pépite boostée peut rapporter très gros après quelques années.
Seul un gros fond public, pourrait pallier à ces gabegies répétées, tant que les GE, dont les banques et les fonds ne feront pas le job.
Pour les banques d'affaires françaises et étrangères, les affaires sont bonnes.
Réponse de le 11/02/2020 à 14:02 :
Il existe un très gros fonds souverain français constitué dles capitaux investis à long terme en assurance vie. Ce fons souverain est principalement investi en obligations du trésor. Que fait donc le trésor pour renvoyer la manne à l'industrie?
a écrit le 11/02/2020 à 13:04 :
Montebourg était monté au créneau comme on dit, pour ''sauver'' Dailymotion lorsque Yahoo voulait l'acheter et en faire un vrai concurrent crédible à Youtube au niveau mondial. Face à l'hystérie puérile des ''français'' comme celle des commentateurs sur cet article, Yahoo a jeté l'éponge n'étant pas intéressé par la cacophonie bruyante émanant de la petitesse de l'esprit français. Aujourd’hui Dailymotion est presque mort. Une coquille vide qui ne vaut même plus 1/10eme de ce que Yahoo avait proposé pour le racheter. Même gratuit Yahoo n’en voudra plus. Continuons aveuglement sur le même chemin !!!!
a écrit le 11/02/2020 à 12:58 :
Montebourg était monté au créneau comme on dit, pour ''sauver'' Dailymotion lorsque Yahoo voulait l'acheter et en faire un vrai concurrent crédible à Youtube au niveau mondial. Face à l'hystérie puérile des ''français'' comme celle des commentateurs sur cet article, Yahoo a jeté l'éponge n'étant pas intéressé à la cacophonie bruyante émanant de la petitesse de l'esprit français. Aujourd’hui Dailymotion est presque mort. Une coquille vide qui ne vaut même plus 1/10eme de ce que Yahoo avait proposé pour le racheter. Même gratuit Yahoo n’en voudra plus. Continuons aveuglement sur le même chemin !!!!
a écrit le 11/02/2020 à 12:54 :
On va se retrouver dans la situation des rafales dont les missiles sont bloqués par les US dans les ventes à l'étranger à cause d'un composant américain. Le libéralisme, version USA...
a écrit le 11/02/2020 à 12:41 :
Meuai non. Un outil va être créé pour remédier aux futures cas! Lol... si on vous le dit.
Allez... Macron et ses copains c’est Mr Bricolage, des outils pour tout.
Quant à s’en servir? Faut quand même pas exagerer... Ils sont plutôt sur les principes que sur l’action.
a écrit le 11/02/2020 à 10:34 :
Gagner du temps pour mieux liquider méthodiquement la France, Macron n'a pas d'autre mandat de ses maîtres et avec la com, il y réussit très bien!
Réponse de le 11/02/2020 à 11:13 :
Ce n'est la faute ni de Macron, ni d'aucun autre ex-président. C'est la faute des Français qui en 2019 a mis 16 milliards d'Euros sur les livrets qui ne rapportent que des clopinettes et qui refusent obstinément d'investir dans les fleurons Français. Ce sont ceux-là les premiers à se plaindre que l'industrie Française soit rachetée par d'autres. Encore une preuve de la schizophrénie de ces gens qui se veulent cartésiens.
Réponse de le 11/02/2020 à 12:20 :
@tototiti : si je comprends bien, sachant que la grande majorité des Français ayant peu d'argent sur ces livrets, devraient en plus penser investir dans l'industrie, sans rien y connaître, au risque de toujours être le grand perdant.
Pour investir il faut s'y connaître, avoir de l'argent à disposition et du temps pour gérer. J'ai un peu d'argent de côté mais quand je vois déjà la complexité rien que pour acheter des actions j'ai abandonné l'idée. Les industriels concernés et l'état restent les premiers fautifs dans ce genre de cas sensible (ex de latecoere lâché lui aussi)
Réponse de le 11/02/2020 à 17:15 :
Les français font toujours les mauvais choix, ils confondent même un président de la République avec un représentant de commerce!
a écrit le 11/02/2020 à 10:32 :
Nous manquons cruellement de fonds de pension qui permettraient de contrôler avec des capitaux français les pépites industrielles et stratégiques. Les sociétés du CAC 40 sont majoritairement contrôlées par des étrangers. Nos politiques sont hors sol , incapables de donner à la France une fiscalité pour les particuliers et les entreprises compétitives. Impuissants à protéger nos industries. Dans la pratique , nos politiciens sont efficaces pour creuser les déficits et dépenser l'argent des contribuables tout en augmentant la dette publique.
Réponse de le 11/02/2020 à 22:49 :
Pour avoir des fonds de pension, il faut la retraite par capitalisation mais ça les français en veulent pas faute de culture financière

la boucle de la perte de la France est bouclé
a écrit le 11/02/2020 à 10:30 :
Sarkozy a fait en 2009 le choix UE par l' infamie du traité de Lisbonne contre les français qui disaient non à plus de 54 % à l' UE en 2005. L' UE allait nous survendait-on, nous assurer bonheur et prospérité. Pourquoi la France a t-elle été laminée comme l' Italie par l' euro cher, 56 000 euros de perdus sur une génération de 17 ans pour les français, 73000 pour les italiens, source think thank libéral CEP..,

"L’Euro a plus de 20 ans, en 1992, à l’occasion du référendum de Maastricht, la majorité des responsables politiques nous faisaient des promesses ambitieuses, l’Euro devait ouvrir des années de prospérité à la France, il devait être le remède assuré au cancer du chômage. Nous sommes en 2020 les Français sont en droit de savoir si l’Euro est un succès ou un échec, si sa création et sa promotion étaient une bonne chose, une erreur, une faute. La réalité est une expérience propre à chacun d’entre-nous mais il n’est pas certain qu’une majorité de Français soit convaincue que l’Euro ait tenu ses promesses. Plusieurs études, la fondation Res Publica, le think tank Centre for European Policy, la banque Natixis concluent à un coût faramineux de l’Euro pour la société française. Compte-tenu de l’importance vitale d’une monnaie pour un pays il est souhaitable qu’une institution nationale s’empare du sujet et en fasse un bilan objectif et exhaustif. Les Français ont le droit de connaître les effets de l’Euro sur leur vie, le parlement a le devoir de faire le bilan de cette expérience et d’en tirer les conclusions." Pétition en ligne sur https://petitions.senat.fr/initiatives/i-137

Avec cette seule conclusion, on nous a trompé.

Macron agit à nouveau sur ce sujet contre les français et arbitre contre l' intérêt français en poursuivant en donnant l' intégration européenne qui nous coûte 153 milliards annuels pour descendre en flamme les entreprises et générer la casse sociale induite. 153 milliards annuels (coût réel de l' appartenance de la France à l' UE chiffré par l' UPR) donné en pure perte à l' UE permet de sauver un paquet d' hôpitaux, d' écoles, de ponts et de racheter un autre sacré paquet de ..Photonis.
Heureux anglais, FREXIT, vite..
CQFD-
a écrit le 11/02/2020 à 10:05 :
Quand c'est flou c'est qu'il y a un loup,,, Je suppose que cette pépite ne dégage pas de profits de court terme et comme nous n'avons pas le dollar puissance pour investir; autant entretenir des milliers d'officiers supérieurs bien au chaud dans leur bureau du pentagone à la française.
a écrit le 11/02/2020 à 9:43 :
Macron le Young Leader brade la France aux usa, morceau après morceau, il serait quand même temps d'user de l'article 68 de la Constitution à la requête de l' UPR avant que le pays ne soit bradé dans son entier,
"Proposition de résolution pour l’ouverture de la procédure de destitution du Président de la République" en application de l’article 68 de la Constitution.
et de lancer la mise le dépôt d’une « proposition de résolution », par au moins 58 députés ou au moins 35 sénateurs, qui doit dresser la liste des « motifs susceptibles de caractériser » un « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat » que le président de la République a commis, selon l’avis des parlementaires signataires ..
Réponse de le 11/02/2020 à 10:11 :
La France n'a malheureusement pas attendu Macron pour laisser filer nombre de ses entreprises (ex : Arcelor, Pechiney, Alstom...). Le problème est que l'état ne peut pas nationaliser tout ce qui est à céder (et ne le doit d'ailleurs pas) pour pallier à l'extrême faiblesse du capitalisme français. Ce qu'il faut c'est une approche globale permettant de favoriser l'investissement au capital des entreprises. La suppression de l'ISF a été une bonne chose mais ça reste trop limité. Il faudrait réduire le taux du PFU (par exemple le passer de 30 à 20%) et surtout encourager la retraite par capitalisation de manière à créer des fonds de pension.
Réponse de le 11/02/2020 à 12:30 :
@bruno_bd On parle là d 'industries oeuvrant dans le périmètres de la défense, ça arrive après Latécoère et après Alstom, particulièrement Arabelle le coeur du nucléaire français bradé également aux States par notre héraut des GOPE.

Et qui permet aux usains et aux chinois d' acheter tout ce qu' ils veulent dans le périmètre sans protection France dans UE ? Le vertueux article 63 du TFUE -libre circulation des hommes et des capitaux-, lequel permet d' exiler et frauder 100 milliards annuels au seul pays France..
Réponse de le 12/02/2020 à 8:56 :
@Gedeon : libre circulation des capitaux, certes, mais à l'intérieur de l'UE. Or malheureusement les rachats en question ne sont pas des rachats intraeuropéens (ce n'est pas un lituanien qui rachète Photonis...), la libre circulation n'y est donc pas pour grand chose. Le problème est un capitalisme beaucoup trop faible en Europe et en particulier en France. La création de fonds de pension devient une urgence vitale.
a écrit le 11/02/2020 à 9:38 :
Nos énarques et polytechniciens et autres P-dg de grande écoles et fonds d'investissement français sont très efficaces pour encaisser les euros dans leur poche à titre privé mais pour jouer collectif ou dans l'intérêt de notre pays ces égoïstes s'en balancent comme jamais lors de la vente ou transfert de technologie ont encaisses le maximum de "pognons" rien en foutre du patriotisme. Lamentable constat... Et dire que leurs études ont été payé par les contribuables français...
a écrit le 11/02/2020 à 9:08 :
les bras armes de l'etat, genre bpi, ciasse de depots et consors, ca sert a financer tous les canards boiteux bourres de syndicalistes nuisibles qui menacent de tout casser si on ne les finance pas, alors que leur boite devrait etre en faillite?
est ce que Bpi est toujours actionnaires des thes 1339, ramassis de syndicalistes d'importance cruciale pour la france?
quand on decourgae les gens d'investir a la segolene royal ' un investissement n'a pas a etre rentable', on sait ou ca va
a écrit le 11/02/2020 à 9:07 :
Pas d'industrie sans état fort, en outre ils font tourner la planche à billets pour racheter nos pépites voire notre dette..
a écrit le 11/02/2020 à 8:56 :
Gesticuler ne suffit plus à faire illusion.
a écrit le 11/02/2020 à 8:53 :
Une profonde tristesse et un immense dégoût de nos dirigeants...Après, allez savoir pourquoi?, on se demande d'ou sortent les gilets jaunes.
a écrit le 11/02/2020 à 8:43 :
Si on est incapable de garder cette pépite industrielle que l'on brade aux américains .... essayons au moins de "l'européaniser" !!! car on risque fort de le regretter .....

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