Sous pression, Boeing décide l'embauche de « briseurs de grève »
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Le cours de l’action Boeing a perdu plus de 4 % depuis le début de la semaine, dont 2 % ce vendredi.
Brendan McDermid
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Le cours de l’action Boeing a perdu plus de 4 % depuis le début de la semaine, dont 2 % ce vendredi.
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Le conflit se durcit chez Boeing. Face à un mouvement social qui dure depuis plus d'un mois, la direction franchit une nouvelle étape dans son « plan d'urgence » en lançant l'embauche de « remplaçants permanents » pour les substituer aux salariés grévistes. Décidée à casser la mobilisation, elle n'entend pas revoir en profondeur son offre salariale et affirme que le syndicat, l'Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l'aérospatiale (IAM), a perdu le contrôle de la grève. Ce dernier estime au contraire « qu'il est temps pour Boeing de prendre les choses au sérieux ».
C'est un véritable bras de fer qui est désormais engagé entre la direction de Boeing Defense, Space & Security, et la section locale 837 du syndicat IAM. Les négociations, qui avaient repris il y a une dizaine de jours, ont fait chou blanc. Aucune des deux parties n'a annoncé d'avancées et Boeing a décidé de trancher dans le vif.
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Dan Gillian, vice-président de la division Air Dominance, a indiqué à l'AFP que des offres d'emploi étaient en cours d'affichage avant une foire de l'emploi le 16 septembre, alors que 3 200 salariés sont actuellement en grève sur les sites de Saint-Louis, Saint-Charles et Mascoutah pour la revalorisation de leurs salaires.