Boeing, le géant qui vacille (2/3). Du cash, et vite
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Boeing doit retrouver une routine de production pour engranger à nouveau des revenus.
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Boeing doit retrouver une routine de production pour engranger à nouveau des revenus.
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Plongé dans une spirale négative, Boeing a failli basculer dans le scénario du pire l'an dernier. Grâce à de premières décisions rapides et incisives de son nouveau directeur général, Kelly Ortberg, le géant américain a évité la faillite. Mais s'il ne veut pas être confronté au même problème d'ici quelques mois, Kelly Ortberg doit désormais faire de Boeing une entreprise à nouveau viable. Et rapidement.
La première mission de Boeing est d'arriver, à nouveau, à générer du cash. Pour y arriver, le groupe doit vendre des avions commerciaux, des aéronefs militaires et d'autres matériels, mais surtout les livrer. Malgré quelques avances, l'essentiel du prix d'un avion de ligne est payé lors de sa réception par le client. Sans livraison, pas d'argent.
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Et c'est justement là que le bât blesse pour le groupe américain. Depuis six ans, Boeing a vu s'effondrer les revenus tirés de ses appareils commerciaux, alors qu'ils représentaient à l'origine environ 60% de son chiffre d'affaires. Il faut dire que le groupe a connu depuis fin 2018 un incroyable enchaînement d'événements négatifs : suspension des livraisons du 737 MAX pendant un an et demi à la suite de deux accidents mortels, réduction des cadences avec la crise sanitaire, multiples arrêts de production du 737 MAX mais aussi du 787, montée en cadence ralentie par les problèmes d'approvisionnement, puis gelée par l'Administration fédérale américaine de l'aviation (FAA) en raison des problèmes de qualité à répétition...