Thales se lance dans la course à la fusion nucléaire avec sa start-up GenF
Juliette Raynal (avec MC)
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Thales comptabilise 40 ans d'expérience dans les lasers.
Reuters
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Thales comptabilise 40 ans d'expérience dans les lasers.
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La compétition internationale autour de la fusion nucléaire compte un nouvel acteur. Opérationnelle depuis septembre, la start-up GenF, filiale à 100 % du groupe Thales, entend développer son propre réacteur à fusion nucléaire baptisé Taranis, en collaboration avec le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et les laboratoires Luli et Celia du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). « Le CEA nous aide dans cette aventure. Il a 60 ans d'expérience dans ce domaine et il la met à disposition de GenF », explique à La Tribune le PDG de GenF, Yann Gérard.
Ainsi, la start-up a noué une coopération avec la partie militaire du CEA, le CEA DAM (direction des applications militaires) pour valoriser cette technologie, jusqu'ici confinée dans des laboratoires militaires, vers des applications civiles. Notamment pour produire de l'énergie décarbonée. « GenF bénéficie d'une déclassification de savoir-faire, qui n'étaient réservés qu'aux laboratoires militaires », précise-t-il. À l'image des États-Unis (National Ignition Facility), la France a lancé le développement du laser Mégajoule (LMJ) pour s'assurer que les armes de la dissuasion fonctionnent bien depuis l'arrêt des essais nucléaires.
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Thales, qui dispose de 40 ans d'expérience dans les lasers pour des applications de défense notamment, s'était déjà frotté à plusieurs reprises à l'univers de la fusion nucléaire. Le groupe de technologies réunit en France l'équipe la plus importante en termes d'ingénieurs dans le domaine des lasers, après le CEA. Fin 2022, l'industriel avait notamment noué un partenariat de recherche avec la start-up allemande Marvel Fusion pour lui mettre à disposition son laser de 10 petawatts, soit le plus puissant du monde.
Juliette Raynal (avec MC)