La décision est tombée tard hier soir, à l'issue du conseil des ministres : sans progrès d'ici mardi prochain de la part de la Grande-Bretagne sur le nombre de licences accordées aux pêcheurs français, Paris déclenchera le 2 novembre une première salve de mesures de rétorsion contre les îles anglo-normandes et le Royaume-Uni pour résoudre ce conflit post-Brexit.
Dans cinq jours, si rien ne change du côté de Londres, les navires de pêche britanniques auront interdiction de débarquer leur cargaison dans les ports français. De plus, les contrôles de camions à destination et en provenance du Royaume-Uni seront renforcés côté français.
Jeudi matin, commentant la décision sur une chaîne de télévision la décision, Clément Beaune, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes a déclaré, tout en le déplorant, que le gouvernement de Boris Johnson ne comprend que le "langage de la force".
De fait, la France a beaucoup menacé au cours des dix derniers mois, mais pour Clément Beaune l'entrée en vigueur de ces mesures de rétorsion n'est pas trop tardive:
Dans le communiqué commun que Clément Beaune et la ministre de la Mer Annick Girardin ont publié mercredi soir (en pièce jointe de leur tweet), ils justifient ces mesures fermes alors que, au terme de "10 mois de négociations intenses, le gouvernement britannique n'a toujours pas respecté sa signature" [de l'accord de Brexit].