• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Conflit post-Brexit sur la pêche: Paris menace l'approvisionnement électrique de Jersey: "totalement inacceptable" (Ian Gorst)

Photo de Jérôme Cristiani

Jérôme Cristiani

Publié le 07 octobre 2021 à 15:30 - Mis à jour le 28 octobre 2021 à 12:53

Ian Gorst, Jersey

Le sénateur Ian Gorst, ministre des Affaires étrangères de l'île de Jersey, répondant à une vingtaine de journalistes anglais et français lors de sa (visio)conférence de presse de ce jeudi 7 octobre 2021.

Capture d'écran Zoom par La Tribune

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros
  • Hausse de 0,1 % de la production industrielle en avril
  • Farandou répond à une proposition de loi sur les congés payés
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • L'inflation atteint 32,6 % sur un an en Turquie
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Hier, le chef du gouvernement français a affiché son soutien aux pêcheurs français, aux prises avec les autorités britanniques trop chiches en permis de pêche, en brandissant tout un arsenal de mesures de rétorsion contre le Royaume-Uni et Jersey réunis. Sur ce dossier à haute tension, voici les explications du ministère des Affaires étrangères de Jersey, qui répond aux questions de La Tribune et d'une vingtaine de journalistes anglais et français.

La proposition vient d'un homme qui connaît bien son sujet. Ce midi, le ministre des Affaires étrangères de l'île anglo-normande de Jersey, Ian Gorst, a proposé non pas une conférence de presse univoque mais plutôt de répondre à la volée aux questions posées au débotté par la bonne vingtaine de journalistes français et britanniques venus assister à sa visioconférence après les menaces de rétorsion proférées, tant par Jean Castex que par le secrétaire d'État français aux Affaires européennes Clément Beaune, en agitant la menace de l'arme énergétique.

Pour résumer l'épisode précédent, rappelons que le Royaume-Uni ayant quitté l'Union européenne, les cartes des échanges commerciaux sont totalement rebattues, avec le rétablissement des frontières entre l'UE et notre voisin d'outre-Manche. 

De fait, les pêcheurs français doivent s'enregistrer et obtenir une autorisation pour pêcher dans la zone d'exclusion des 6-12 miles des eaux britanniques. Et comme les autorisations demandées sont en grande majorité rejetées, la colère monte chez les pêcheurs français dont les instances ont menacé de bloquer le port de Douvres et le tunnel sous la Manche pour priver les Britanniques de denrées en pleine période de fêtes de fin d'année.

Hier, Jean Castex a réclamé l'intervention explicite de la Commission européenne, rappelant vivement à sa présidente Ursula van der Leyen, que c'est à elle de faire respecter les termes de l'accord de Brexit. Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement français a poussé un cran au-dessus, menaçant la puissance insulaire de rompre certains accords bilatéraux, n'hésitant pas à brandir l'arme énergétique en laissant entendre que l'approvisionnement en électricité de l'île de Jersey pourrait être coupé autour des festivités. Rien de moins...

Directement visé par les menaces françaises, le gouvernement de Jersey a aussitôt demandé à son ministre des Affaires étrangères, le sénateur Ian Gorst, d'organiser une conférence de presse pour expliquer son point de vue. Un pool d'une vingtaine de journalistes de plusieurs médias anglais et français dont La Tribune l'ont interrogé ce midi et ses réponses sont venues éclairer plusieurs pans obscurs de ce conflit complexe et à haute tension.

___

POOL- Comment gérez-vous la question de l'attribution des licences de pêche ? Jersey et le Royaume-Uni, deux ou un seul cas de figure ?

IAN GORST - Nous accordons des permis de pêche à tous les patrons pêcheurs qui peuvent prouver une antériorité de leur activité dans nos zones de pêche. Il se trouve que de fait, nous nous trouvons face à trois cas de figures, trois catégories de situations. Il y a les pêcheurs qui ont apporté tous les documents demandés, toutes les preuves de l'antériorité de leur activité dans nos eaux, et ceux-là se voient accorder un permis.

Il y a ensuite les pêcheurs qui n'ont fourni qu'une partie des documents demandés: ceux-là ont jusqu'au 30 janvier 2022 pour compléter leur dossier.

Enfin, troisième catégorie, ce sont les demandes pour lesquelles nous n'avons reçu soit très peu soit aucun des documents demandés (zéro information, zéro donnée).

Nous travaillons avec Bruxelles tant sur la question des preuves à apporter que sur celle des méthodologies à appliquer. Nous souhaitons engager le même travail avec Paris.

Ce qui est apparu, c'est qu'un certain nombre de pêcheurs particuliers sont persuadés d'avoir envoyé plus d'informations que celles que nous avons reçues. Ce qui signifierait que des documents et des données se sont perdus en chemin. Et actuellement, on cherche à savoir où se trouvent les points de blocage: à Bruxelles, à Paris... ?

En clair, dans la situation actuelle, notre position n'est pas de nous retrancher dans une position défensive, mais très clairement de continuer à analyser la situation pour trouver des solutions.

Concernant Jersey et le Royaume-Uni, il y a bien deux dispositifs différents. Il faut une licence de pêche pour pêcher dans les eaux territoriales de Jersey et une autre pour les eaux britanniques.

Le gouvernement français a menacé de vous couper l'électricité, quelle est votre analyse des nouvelles relations post-Brexit avec la France?

Concernant notre relation post-Brexit avec la France, notre position est de nous conformer strictement à l'Accord de commerce et de coopération signé par le Royaume‑Uni et l'Union européenne (TCA EU-UK). Et en ce qui concerne les menaces du gouvernement français, nous les jugeons simplement disproportionnées et inappropriées, en violation directe du TCA. C'est totalement inacceptable.

À lire également

  • Post-Brexit: les pêcheurs français promettent aux Anglais de couler leur Christmas, Paris tonne à Bruxelles
  • Pêche : Michel Barnier fustige l'attitude des Britanniques, accusés de renier l'accord post-Brexit
  • Pêche post Brexit: après des mois de tensions, l'UE et le Royaume-Uni signent un accord

La seule chose qui compte, c'est faire en sorte que les pêcheurs fournissent les données demandées. Cela fait des siècles que Jersey et la France sont en relation. Au final, c'est la question de la durabilité de la pêche, de préserver la pérennité de cette activité. Et comme c'est un problème technique, la seule voie de sortie est technique.

Le problème, c'est que ces demandes de permis concernent beaucoup de petits bateaux qui n'ont pas toujours les moyens de prouver qu'ils pêchaient régulièrement dans ces eaux...

Non, nous n'acceptons pas cet argument. Lorsqu'on était sous le régime des accords de la Baie de Granville [signé en 2000, qui régissait la cohabitation entre les pêcheurs normands et de Jersey, et que le Brexit a rendu caduc, NDLR], les bateaux devaient déjà fournir les données de leur carnet de bord. Bien que ces petits bateaux ne disposent pas du dernier cri de la technologie pour le traçage de leur déplacements, ils sont toujours dans l'obligation de tenir leur journal de bord, même si c'est sur papier.

Comment gérez-vous la question de la transférabilité des licences, qu'il s'agisse de la transmission d'un bateau entre un père et son fils, ou des viagers, qui permettent à de jeunes pêcheurs de débuter une activité?

Les termes du TCA disposent que, pour les bateaux ayant fait preuve d'une antériorité des licences, il y a un dispositif pour que ces licences puissent être affectées à un bateau de remplacement, mais là, cela signifie qu'il n'y a aucune modification concernant la « nature » et « l'ampleur ».

Propos recueillis par Jérôme Cristiani

Jérôme Cristiani

Sur le même sujet

  • 1

    Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026

  • 2

    🔴 Déficit commercial, sommet européen au Monténégro… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin

  • 3

    Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir