Fin de la grève à l'usine Whirlpool d'Amiens

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Fin de conflit social à Whirlpool d'Amiens, dans le nord de la France: les salariés de l'usine, qui doit être délocalisée en Pologne et s'est invitée dans la campagne présidentielle comme le symbole des maux de la mondialisation, ont voté vendredi la levée de leur grève.
Deux jours après le début du mouvement, entamé le 24 avril, la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen et le centriste Emmanuel Macron s'étaient tour à tour rendus sur le site de l'entreprise de sèche-linges.
Le géant américain de l'électroménager emploie 290 personnes ainsi que de nombreux sous-traitants et doit fermer l'usine en juin 2018.
Marine Le Pen était passée rapidement sans s'annoncer avait été accueillie par des sourires et des selfies. Emmanuel Macron s'était attardé plus longuement, sous les sifflets, avant d'instaurer un dialogue avec les salariés désabusés de cette région déjà frappée par de nombreuses fermetures de sites industriels.
Ce chassé-croisé surprise et contrasté dans l'accueil avait fait monter d'un cran l'intensité autour de cette campagne de second tour.
Le dossier Whirlpool a notamment mis en lumière les visions totalement opposées de la mondialisation des deux finalistes du scrutin présidentiel.
Mme Le Pen vante le protectionnisme et a promis de rétablir les barrières douanières, quand M. Macron veut renforcer le libre-échange et approfondir l'intégration européenne.
La reprise de l'activité a été votée après un accord avec la direction sur un plan de sauvegarde de l'emploi, siçgné par tous les syndicats et jugé "équilibré" par la représentante du syndicat CFE-CGC.
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La direction a rappelé que "la priorité absolue" de Whirlpool était une "solution viable et de long terme pour l'usine et ses employés".
"Maintenant, la deuxième phase, c'est la recherche de repreneurs pour que nous puissions maintenir l'activité industrielle sur le site", a déclaré à l'AFP le secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue.
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(Avec AFP)
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