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Le prix du café flambe

latribune.fr

Publié le 26 novembre 2024 à 05:47 - Mis à jour le 26 novembre 2024 à 05:54

La livre d'arabica côté à New York a enregistré lundi un plus haut depuis 1997, à 312,80 cents, en hausse de 40% depuis janvier.

La livre d'arabica côté à New York a enregistré lundi un plus haut depuis 1997, à 312,80 cents, en hausse de 40% depuis janvier.

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Les prix de gros de l'arabica et du robusta sont à des sommets à cause d'une crainte sur la production et de craintes géopolitiques.

Le café aura rarement coûté aussi cher : sa variété arabica a atteint lundi un prix record depuis près de trois décennies, en raison d'une offre limitée, face à des inquiétudes sur les récoltes au Brésil. La livre d'arabica côté à New York a enregistré ce lundi un plus haut depuis 1997, à 312,80 cents, en hausse de 40% depuis janvier.

Pour sa part coté à Londres, le robusta, qui s'échange désormais autour des 5.000 dollars la tonne, avait atteint mi-septembre un prix record de 5.829 dollars, du jamais vu depuis l'ouverture du contrat actuel de référence, en 2008. Ce prix serait même inédit depuis les années 1970 d'après l'agence Bloomberg qui s'appuie sur des archives de la Bourse de New York.

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Mauvaises récoltes

En cause : les craintes de « mauvaises récoltes dues aux conditions météorologiques » défavorables plus tôt cette année, en particulier au Brésil, premier producteur mondial de café, et d'arabica en particulier, qui poussent les producteurs à retenir leur production, malgré la forte demande, résume Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group.

Après une « longue période sèche et chaude », les arbres caféiers au Brésil avaient profité de « pluies significatives » en octobre, contribuant à « une floraison exceptionnelle dans la plupart des régions productrices de café arabica », selon Guilherme Morya, de Rabobank. Mais l'analyste relève une « incertitude sur le déroulement de la floraison, qui soulève des inquiétudes importantes » sur la récolte 2025/26. Si les fleurs ne se fixent pas sur les branches, elles ne seront pas en mesure de se transformer plus tard en cerises, qui contiennent les grains de café.

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«Dans ce contexte d'incertitude, les agriculteurs choisissent de ne vendre que ce qui est nécessaire, limitant ainsi l'offre de café sur le marché local», conclut Guilherme Morya.

Ces craintes sur l'offre concernent également le Vietnam, premier pays producteur de la variété robusta, meilleure marché, utilisée par exemple pour le café instantané. Face aux difficultés des pays producteurs, les torréfacteurs lorgnent dorénavant sur l'Afrique, qui pourrait augmenter ses capacités de production.

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C'est dans cette optique que les ministres du développement du G7 ont donné, le 23 octobre à Pescara, leur feu vert à la création d'un Fonds mondial de soutien à la filière café. Il s'agit d'un projet de l'Organisation internationale du café (OIC), qui sera initialement testé dans cinq pays africains (Ethiopie, Ouganda, Tanzanie, Kenya et Malawi) avant d'être dupliqué en Amérique centrale et en Asie. L'initiative vise à créer un fonds public-privé et s'inscrit dans le cadre des ambitions du « plan Mattei pour l'Afrique », cher à Giorgia Meloni, cheffe du gouvernement italien, qui cherche à promouvoir un modèle vertueux de collaboration et de croissance entre l'Union européenne (UE) et les nations africaines.

(Avec AFP)

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