Loi Duplomb : pourquoi les opposants continuent de dénoncer un recul majeur
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© Joe Skipper / Reuters
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[Article publié le 8 juillet à 12H11 et mis à jour le 21 juillet à 10H35]
La contestation monte contre la loi Duplomb, du nom de l'un de ses auteurs, le sénateur LR de la Haute-Loire, Laurent Duplomb. La pétition s'opposant au texte a dépassé, dimanche, le million de signatures.
Ses opposants dénoncent, en effet, un retour en arrière majeur. Après le vote du Sénat, le sénateur écologiste Daniel Salmon fustigeait un texte qui permettra de « détruire notre environnement et notre santé, tout cela pour répondre aux exigences de profits de quelques-uns ». Il « conserve toutes les dispositions les plus dangereuses », avait également estimé La France insoumise (LFI), le 30 juin.
C'est le cas de la disposition la plus médiatisée, celle qui réintroduit en France un pesticide « tueur d'abeilles » interdit depuis 2018 - mais toujours autorisé en Europe. « J'ai perdu sur l'acétamipride », a d'ailleurs reconnu la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, qui était opposée à son retour, tout en soulignant que finalement, grâce au travail parlementaire, « les conditions de réintroductions sont extrêmement encadrées ». « Je doute qu'il bénéficie à beaucoup d'exploitations », tentait-elle de rassurer.
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« Cette loi autorise en connaissance de cause un poison dangereux pour la santé humaine et pour la biodiversité », déclare au contraire la députée écologiste Delphine Batho, en rappelant ce qu'affirmait une tribune signée dans Le Monde le 25 juin par plusieurs présidents de sociétés médicales et scientifiques. Et si la dérogation ne concernera en effet que quelque 500 000 hectares, c'est-à-dire 1,7 % de la surface agricole utile française, selon les estimations du député Julien Dive (LR), « elle s'appliquera de fait à toutes les productions qui réclamaient d'utiliser l'acétamipride : aucun véritable encadrement n'a été adopté », note le député écologiste Benoît Biteau, qui a participé à la CMP.
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