Loi Duplomb : la pétition d'une étudiante pourrait relancer le débat du texte controversé
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La pétition lancée sur le site de l'Assemblée nationale réclame notamment l'abrogation immédiate de la loi.
Reuters
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La pétition lancée sur le site de l'Assemblée nationale réclame notamment l'abrogation immédiate de la loi.
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Article publié le 19/07/25 à 09h25 et mis à jour à 16h42, puis à 18h15.
C'est une grande première. Une pétition citoyenne pour l'abrogation immédiate de la loi Duplomb et sa mesure très contestée de réintroduction d'un pesticide bat des records sur le site de l'Assemblée nationale. A 16 heures ce samedi 19 juillet, neuf jours après sa mise en ligne, elle rassemblait plus de 500 000 signatures.
A partir de 500000 signatures, et si les émargements sont issus d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer, la Conférence des présidents de l'Assemblée nationale peut décider d'organiser un débat en séance publique. Mais si cette décision était prise, seule la pétition sera débattue. La loi ne sera pas réexaminée sur le fond et encore moins éventuellement abrogée.
Reste que les partis politiques de gauche demandent que cette mobilisation citoyenne inédite soit entendue. « Les 500 000 signatures recueillies en quelques jours, qui ont saturé les serveurs de l'Assemblée nationale, sont un record historique pour cette procédure prévue aux articles 147 et suivants du règlement de l'Assemblée nationale », a réagi Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres et coordinatrice nationale de Génération Écologie, dans un communiqué.
« Elles démontrent que la loi Duplomb, qui a été adoptée par le coup de force du détournement de procédure de la motion de rejet et sans débat à l'Assemblée nationale, n'a pas de légitimité démocratique », poursuit la députée. Laquelle appelle Emmanuel Macron à ne pas promulguer cette loi.
Et ce, sans attendre l'issu du recours déposé par les députés de gauche. Ces derniers ont saisi le 11 juillet le Conseil constitutionnel estimant ce texte incompatible avec la préservation de l'environnement et le droit à la santé.
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« Grâce à votre mobilisation, l'Assemblée nationale devra à nouveau débattre de ce texte qui met en danger notre planète et notre santé ! » a réagi La France insoumise, dans un message sur X relayé par son leader Jean-Luc Mélenchon. De son côté, le patron des députés socialistes Boris Vallaud a réclamé l'inscription de la pétition à l'ordre du jour de l'Assemblée « dès la rentrée » pour permettre un débat.
Adoptée le 8 juillet au Parlement, la loi Duplomb prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l'acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes, interdit en France mais autorisé en Europe.
« La Loi Duplomb est une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire. Elle représente une attaque frontale contre la santé publique, la biodiversité, la cohérence des politiques climatiques, la sécurité alimentaire, et le bon sens », écrit Eléonore Pattery, étudiante de 23 ans à l'origine de la pétition.
« Cette loi est un acte dangereux. Pour les travailleurs, les habitants, les écosystèmes, les services écosystémiques, et pour l'humanité tout entière » ajoute-t-elle. « Je ne suis affiliée à aucun parti », précise-t-elle sur son compte LinkedIn.
La pétition a été lancée le 10 juillet et comptabilise, ce samedi à 18h15, 552035 signatures. Elle réclame « l'abrogation immédiate » de la loi, « la révision démocratique des conditions dans lesquelles elle a été adoptée », ainsi que « la consultation citoyenne des acteurs de la santé, de l'agriculture, de l'écologie et du droit ».
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Par le passé, aucune pétition déposée sur le site du palais Bourbon n'a réuni les 500000 signatures nécessaires. Et, seule la pétition « pour la dissolution de la Brav-M » avait dépassé les 100000 signatures à l'Assemblée.
Avec AFP
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