Revenu des agriculteurs : ce rapport parlementaire que tout le monde « va s'arracher »
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Les agriculteurs recommencent à s'impatienter (Photo d'illustration).
Reuters
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Les agriculteurs recommencent à s'impatienter (Photo d'illustration).
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Parmi les experts du secteur agroalimentaire, c'est le rapport « qu'on va s'arracher », nous confiait la semaine dernière, au Sommet de l'élevage, Dominique Potier, agriculteur et député dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle. La Tribune se l'est procuré et a analysé les conclusions de la mission confiée le 22 février dernier par Gabriel Attal à deux parlementaires, « relative aux perspectives d'évolution du cadre juridique applicable aux négociations et aux relations commerciales dans la filière agroalimentaire ». Elles vont être présentées ce jeudi à la nouvelle ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, ainsi qu'à la secrétaire d'Etat à la Consommation, Laurence Garnier.
Sa publication avait été mise en suspens pendant plusieurs mois, en raison de la dissolution de l'Assemblée nationale, quelques jours avant sa finalisation. Ses auteurs, les députés Anne-Laure Babault (Modem) et Alexis Izard (Renaissance) n'ont pas été réélus. Plusieurs mois plus tard, ce rapport restait tout de même très attendu. Il est en effet perçu comme un point de départ pour relancer la réflexion autour de la revendication la plus importante des agriculteurs, en crise : l'amélioration de leurs revenus.
Issu de 70 auditions et trois mois de travaux « intenses », le rapport s'inscrit sur une ligne de crête. Il cherche en effet un équilibre entre les demandes - souvent contradictoires - des divers acteurs de la chaîne alimentaire : les filières des producteurs, les agro-industriels et les distributeurs. Il tente aussi une synthèse entre la nécessité d'améliorer la répartition de la valeur ajoutée entre les maillons et celle de ne pas pénaliser « la compétitivité-prix de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire françaises », déjà compromise par des coûts de production supérieurs à ceux d'autres pays-membres de l'Union européenne ou pas.
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Ses auteurs élaborent donc 27 propositions destinées à s'inscrire dans la continuité de « l'action de réforme entreprise depuis 2017 » par le président de la République, via l'adoption de trois lois dites « Egalim », de 2018, 2021 et 2023. Pour « continuer de rééquilibrer les rapports de force entre les acteurs », les auteurs suivent deux lignes directrices : renforcer les négociations commerciales à l'amont, entre producteurs et transformateurs, et simplifier celles à l'aval, entre transformateurs et distributeurs.
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