Agriculture : les prix planchers d'Emmanuel Macron, une proposition qui divise le monde agricole
Giulietta Gamberini
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Emmanuel Macron au Salon de l'Agriculture.
Reuters
Giulietta Gamberini
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Emmanuel Macron au Salon de l'Agriculture.
Reuters
« C'est la chose la plus engageante qu'on ait jamais faite ». Le président de la République a lui-même défini en ces termes l'une des principales surprises qu'il a réservées samedi aux syndicats agricoles : la promesse de mettre en place des « prix plancher ». Autrement dit, des seuils au-dessous desquels les transformateurs ne pourront pas acheter aux producteurs leurs aliments mais aussi desquels les distributeurs ne pourront pas proposer à la vente.
Ils seront fondés sur les indicateurs des coûts de production que chaque filière aurait déjà dû élaborer en vertu du dispositif des lois Egalim, mais que certaines professions n'ont pas encore définis, a expliqué le président. L'enjeu est de les rendre opposables aux juges.
La mesure figurera dans un projet de loi consacré à une révision des lois Egalim, déjà promis par le Premier ministre le 21 février. Ce projet sera rédigé à l'issue d'une mission d'évaluation confiée à deux députés, Alexis Izard et Anne-Laure Babault. L'objectif est que la mesure puisse s'appliquer aux négociations commerciales de 2025.
À lire également
Mais au-delà de ces quelques précisions, depuis samedi le plus grand flou règne autour de cette idée, qui suscite déjà beaucoup de perplexités voire d'inquiétudes. Lundi, à l'issue d'une réunion entre le président et plusieurs ministres sur le suivi de la crise agricole, l'Elysée s'est limité à évoquer le lancement prochain d'un « chantier » piloté par le ministère de l'Economie avec l'ensemble des organisations professionnelles agricoles sur le sujet. Mais les incertitudes prévalent à ce stade.
Giulietta Gamberini