Unilever : départ surprise du directeur général
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Le géant de l’agroalimentaire et des produits d’hygiène Unilever, en pleine restructuration, a informé mardi du départ surprise de son directeur général.
DADO RUVIC
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Le géant de l’agroalimentaire et des produits d’hygiène Unilever, en pleine restructuration, a informé mardi du départ surprise de son directeur général.
DADO RUVIC
C'est une annonce qui a surpris. Le géant de l'agroalimentaire et des produits d'hygiène Unilever, en pleine restructuration, a informé ce mardi 24 février du départ inattendu de son directeur général, Hein Schumacher, après moins de deux ans en poste à la tête du groupe anglo-néerlandais. Il quittera son poste le 1er mars, une décision « d'un commun accord », assure le groupe dans un communiqué. L'annonce a fait déraper l'action d'Unilever, qui reculait de plus de 3 % peu après l'ouverture de la Bourse.
Le Néerlandais de 53 ans sera remplacé par Fernando Fernandez, actuel directeur financier, qui recevra un salaire fixe annuel d'1,8 million d'euros, 50 000 euros de moins que son prédécesseur, et pourra recevoir des primes en fonction de sa performance, a précisé le groupe.
Hein Schumacher avait pris la tête du groupe connu pour les savons Dove, les déodorants Axe ou les soupes Knorr, à l'été 2023, alors que la stratégie de son prédécesseur Alan Jope était questionnée par des investisseurs, dont le fonds activiste Trian du milliardaire américain Nelson Peltz, entré peu avant au Conseil d'administration.
Une annonce qui intervient moins de deux semaines après la publication des bénéfices du géant britannique des produits d'hygiène, cosmétique et alimentation. Le bénéfice net part du groupe est en baisse de 11 % à 5,7 milliards d'euros, pénalisé par des « pertes » liées notamment à son départ de Russie et par son plan de restructuration. Il prévoit en outre « un début d'année 2025 ralenti ».
Sous pression pour améliorer les performances, Hein Schumacher, avait dévoilé il y a un an un plan stratégique pour se focaliser sur 30 marques « motrices » représentant conjointement 70 % des recettes de l'entreprise. Puis, en mars dernier, il avait annoncé la scission de la division glaces (qui compte les marques Ben & Jerry's ou Magnum notamment) et lancé pour doper les marges un plan d'économies prévoyant 7 500 suppressions d'emplois, près de 6 % des effectifs.
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Le plan stratégique « a mis Unilever sur la voie d'une performance améliorée » dont le Conseil d'administration veut désormais « accélérer la mise en œuvre », a précisé le président Meakins, assurant être « reconnaissant » à Hein Schumacher.
Mais si son plan de transformation « est en avance » sur les prévisions, il pèse sur le résultat : « les coûts de restructuration, y compris le programme d'accélération de la productivité, ont augmenté à 850 millions d'euros, soit 1,4 % du chiffre d'affaires du groupe en 2024 », avait déjà précisé Unilever lors de la présentation de ses résultats mi-février.
L'entreprise mentionne également que ses cessions l'an dernier se sont traduites par une perte de plus de 400 millions d'euros, citant la sortie de Russie, mais aussi la vente d'Elida Beauty, une entreprise de beauté et de soins personnels, et de deux filiales spécialisées dans les purificateurs d'eau.
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La séparation de sa division glaces devrait « être achevée d'ici la fin de 2025 ». La nouvelle entité restera basée à Amsterdam et sera cotée séparément, après scission, à Amsterdam, Londres et New York, comme Unilever.
(Avec AFP)
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