PSA : La famille Peugeot divisée par le projet de recapitalisation

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Thierry Peugeot craint que la recapitalisation de PSA n'entraîne une dilution de la participation de la holding familiale.
Thierry Peugeot craint que la recapitalisation de PSA n'entraîne une dilution de la participation de la holding familiale. (Crédits : reuters.com)
Dans une lettre à son cousin Robert Peugeot qui président la holding familiale,Thierry Peugeot, le président du conseil de surveillance de PSA critique le soutien au projet de recapitalisation du groupe automobile.

"Je m'inquiète de la stratégie de désengagement de Peugeot que tu sembles vouloir mettre en œuvre", écrit Thierry Peugeot à son cousin Robert dans une lettre que s'est procurée le quotidien Les Echos. 

Des clauses qui ne conviennent pas

L'actuel président du conseil de surveillance de PSA Peugeot-Citroën reproche au patron de la holding familiale FFP de soutenir le projet de recapitalisation de l'entreprise dont ils sont actionnaires. Si cet accord est validé la famille Peugeot ne détiendrait - à égalité avec l'Etat français et le constructeur chinois Dongfeng - , que 14% de PSA, contre 25% actuellement. Une dilution que Thierry Peugeot juge préjudiciable à l'ensemble du groupe. 

En outre, la holding serait privée de son double droit de vote et une clause limiterait la famille héritière dans sa capacité à augmenter sa participation dans le groupe automobile. 

Pas assez "d'implication"

Les critiques de Thierry Peugeot portent également sur la manière dont les négociations ont été menées, l'homme d'affaires reprochant au conseil de FFP un manque "d'implication" dans les discussions qui, à ses yeux, "peut expliquer [leur] résultat potentiellement très négatif" pour la holding. 

Le président du conseil de surveillance de PSA estime que "les actionnaires et le marché seraient aujourd'hui en mesure d'accompagner pleinement l'augmentation de capital dont le groupe a besoin", même s'il déclare soutenir "pleinement"un partenariat "industriel et commercial" avec Dongfeng considéré comme "un axe essentiel et fondamental de la stratégie" du groupe. 

Pour aller plus loin:

>> La famille Peugeot restera-t-elle premier actionnaire de PSA? 

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Commentaires
a écrit le 30/01/2014 à 15:36 :
Thierry Peugeot a entièrement raison.
Le plan du gouvernement est un véritable scandale qui profite beaucoup trop à Dongfeng, un compétiteur redoutable.
A terme avec le retournement du marché le gouvernement va faire réaliser une forte plus-value à Dongfeng - le loup qui entre dans la bergerie – en plus de récupérer les technologies et les brevets (PSA est le premier déposant en France).
Ce n’était que justice d’aider PSA qui a conservé 40% de sa production en France, plus que les 25% de Renault, où l’Etat est pourtant actionnaire. Et ce d’autant plus que ses difficultés sont la conséquence d’une crise sans précédent du marché européen (en baisse pendant six années consécutives) et de sa sortie imposée du marché iranien par GM, le groupe étant bien géré par ailleurs.
D'autre solutions, en plus de l'appel au marché, étaient préférables:
- Pourquoi ne pas plutôt faire monter davantage l État au capital de PSA via le FSI et obliger au rapprochement avec Renault par prises de participations croisées ?
- Ou encore pour 3 milliards (0,3% de la dette publique), l’Etat aurait pu parachever le redressement de PSA sans même prendre de risque pour le contribuable – rien par rapport aux sommes engagées pour les banques ...
a écrit le 30/01/2014 à 11:26 :
Des zozos qui admettent il y a peu de temps encore dans la presse qu'ils en sont a trouver inadmissible la stratégie consistant a vendre des Citroen (DS) plus haut de gamme que les Peugeots ne sont que d'abominables crétins (j'imagine des actionnaires du groupe VW hurler contre le fait que les Audi, Lamborghini, Bugatti soient plus haut de gamme que les VW !!! C'est du crétinisme absolu) . Ils ne méritent qu'à être sortis de PSA et je suis convaincu que ce sera une très très bonne chose!!
a écrit le 30/01/2014 à 11:00 :
Tavares va t il survivre dans cet imbroglio ou devra t il faire comme son prédécesseur, c'est à dire ne rien faire et attendre sa retraite chapeau qui n'est finalement pas venue.
a écrit le 30/01/2014 à 10:37 :
On nous annonce dans la presse, que PSA n'accepterait pas l'entrée de l'Etat dans l'actionnariat. Pouvez-vous commenter? De la même manière, combien travaillent les aiguilleurs en grève alors que les commerçants font du 70 heures, que les cadres edf ont des retraites privilégiées sur les autres cadres. si on supprime des régions maintiendra-t-on les emplois alors que le chômage augmente. Faut-il 10 ans pour virer de bord, soutenir l'industrie et réduire les tentacules de la bureaucratie? Croissance séculaire 2%... on est à zéro et nos voisins ont de la croissance. Pourquoi ne pas faire une pétition contre la politique de chômage?
a écrit le 30/01/2014 à 10:07 :
Dommage qu'il réagisse si tard mais il a raison cette opération est absurde. Trois actionnaires de même poids avec des intérêts opposés c'est ingérable. Et la nécessaire recherche d'un vrai partenaire industriel en Europe n'est sûrement pas facilitée pour ce lion à 3 t^tes
Réponse de le 30/01/2014 à 11:34 :
1 amnesique

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