Au Havre, Sibanye Stillwater se réoriente vers l’industrie de la batterie
Nathalie Jourdan
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Sibanye Stillwater a racheté l'usine de Sandouville à Eramet en 2021.
DR
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Sibanye Stillwater a racheté l'usine de Sandouville à Eramet en 2021.
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Officiellement, la décision finale d'investissement n'est pas encore prise. Mais le projet GalliCam, porté à Sandouville près du Havre par le Sud-Africain Sibanye Stillwater, vient de recevoir un appui décisif de Bruxelles. La Commission européenne l'a inscrit dans une première liste de « 47 projets stratégiques » censés émanciper le Vieux Continent de sa dépendance au reste du monde pour les terres rares et les matériaux critiques. A la clef pour les heureux élus, une dotation globale de 22,5 milliards d'euros et la promesse de procédures accélérées.
Le soutien de l'UE arrive à point nommé pour le géant minier aux 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires dont l'usine normande, anciennement propriété d'Eramet, se trouve à la veille d'une reconversion très capitalistique. Exit les activités de raffinage de nickel, en butte à « des pertes récurrentes et structurelles ». Sa maison-mère entend réorienter l'activité vers l'industrie de la batterie. Plus précisément sur la production de précurseurs de matériaux actifs de cathodes (ou PCam) à base de nickel.
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Déterminante pour la performance des batteries, cette spécialité critique à haute valeur ajoutée figure parmi les maillons manquants de la chaine de valeur européenne du véhicule électrique. La Chine y exerce une domination sans partage ou presque, comme le rappelle une étude du Cepii (Centre d'études prospectives et d'informations internationales) parue en octobre dernier. « La Chine a produit, en 2019, 83 % des anodes et 61 % des cathodes, représentant environ le quart du coût de production moyen d'une batterie lithium-ion », écrivent ses auteurs.
Nathalie Jourdan