Les ventes de voitures neuves ont reculé de 3,2% en 2024
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es ventes de véhicules électriques neufs ont aussi diminué de 2,2%. (photo d'illustration)
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es ventes de véhicules électriques neufs ont aussi diminué de 2,2%. (photo d'illustration)
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Année noire pour l'automobile en France. Les ventes de voitures neuves en France ont nettement reculé en 2024 par rapport à l'année précédente avec 1.718.416 immatriculations, soit une baisse de 3,2%, en raison notamment de l'incertitude liée au contexte politique. Le marché n'est pas revenu aux niveaux très bas de 2022, année paralysée par les pénuries de puces électroniques, mais il reste loin de ses niveaux d'avant-pandémie de Covid. Par rapport à décembre 2019, les immatriculations de voitures neuves ont marqué le mois dernier une baisse de 13,04%. Sur l'ensemble de l'année 2024, par rapport à 2019, le marché est en repli de 22,39%
Autre fait marquant de 2024 : les ventes de véhicules électriques neufs ont aussi diminué (-2,2%) bien que leur part de marché soit restée stable à 16,9%, après trois années d'explosion, tandis que la part des ventes de véhicules hybrides neufs a fortement progressé pour atteindre 42,8%, selon les chiffres publiés mercredi par la Plateforme automobile (PFA), principal syndicat du secteur.
L'année avait pourtant bien commencé pour l'industrie automobile française puisque les ventes de véhicules neufs avaient affiché une hausse de 4,9% fin mai, avant de s'écrouler lors du second semestre. En cause : les multiples crises politiques qui ont émaillé l'année.
Une observation qui touche plutôt les ventes de véhicules électriques, alors que l'Europe a fixé un cap pour 2035 de l'arrêt de vente des voitures thermiques neuves.
« C'est un énorme problème (...) car pour tenir les objectifs de 2025, il va falloir vendre beaucoup plus de véhicules électriques », a expliqué Marc Mortureux. D'après lui, si les constructeurs veulent s'adapter aux normes européennes sur les émissions de CO2, appelées CAFE, la part des ventes de véhicules électriques devra atteindre 22% en 2025, contre à peine 17% aujourd'hui. « Le saut est très important », a-t-il relevé.
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En outre, l'année 2025 ne s'annonce pas au mieux pour l'électrique puisque le gouvernement Barnier a décidé d'abaisser le bonus à l'achat de ces véhicules (de 4.000 à 2.000 euros pour les ménages ayant un revenu fiscal de référence supérieur à 26.200 euros par part) dès le 1er décembre dernier.
Pour autant, certains nouveaux modèles se vendent bien, comme la R5 électrique qui « talonne la Tesla Model Y » en nombre d'exemplaires écoulés, se réjouit Marc Mortureux.
Côté constructeurs, Stellantis (marques Peugeot, Citroën, DS et Opel) continue de perdre des parts de marché avec les immatriculations de ses voitures neuves en recul de 6,65% en décembre par rapport à un an plus tôt.
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Le groupe Renault (marques Renault, Dacia et Alpine) a vu quant à lui ses immatriculations en France augmenter de 13,94% en rythme annuel le mois dernier. Le groupe japonais Toyota progresse quant à lui, insérant même deux modèles dans les dix véhicules les plus vendus en France en 2024.
(Avec agences)
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