Avec l’A390, Alpine mise gros sur le haut de gamme électrique
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'A390 sera commercialisée au dernier trimestre de cette année
Alpine
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'A390 sera commercialisée au dernier trimestre de cette année
Alpine
La famille des Alpine électriques s'agrandit. Après la citadine A290, Renault a dévoilé, ce mardi depuis Dieppe, berceau de l'inoxydable berlinette bleue, la dernière-née de la nouvelle gamme à batterie de la marque au A. Baptisée de l'anglicisme « dream garage » [garage de rêve], celle-ci devrait compter sept modèles à horizon 2030.
Compte à rebours, retransmission mondiale en visio et Zinédine Zidane en guest star... Le constructeur n'a pas ménagé ses effets pour l'entrée en scène de l'A390. Il faut dire que cette berline sportive racée de cinq places marque la première incursion d'Alpine dans l'univers de la « haute couture automobile » pour reprendre les mots du patron de Renault.
Dotée d'une triple motorisation et d'un intérieur high tech équipé de 13 enceintes signées Devialet, l'A390 sera assemblée à Dieppe avec des moteurs produits à Cléon et des batteries Verkor nordistes. Malgré un poids de plus deux tonnes, elle met en avant sa « légèreté », signe distinctif des bolides imaginés il y a 70 ans par Jean Rédélé.
Côté tarif, elle devrait être disponible au dernier trimestre de cette année en deux versions pour un prix qui oscillera « entre 65.000 pour l'entrée de gamme et 76.000 euros » pour la catégorie supérieure.
De quoi la placer clairement en rivale des Porsche, Tesla et autres Audi premium.
À lire également
Reste à voir si cette voiture qui se veut le porte-étendard du « savoir-faire français » rencontrera son public. Descendante directe d'une marque d'aficionados, elle va devoir se ménager une place face à des constructeurs implantés de longue date sur le segment du haut de gamme mais aussi aux grosses cylindrées électriques chinoises qui s'apprêtent à déferler sur le Vieux Continent. « Il va falloir conquérir de nouveaux marchés et de nouveaux clients et élargir la notoriété pas simplement en Europe », a d'ailleurs reconnu lucidement Philippe Krief, PDG d'Alpine, lors de la présentation.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Nathalie Jourdan