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Entreprises & FinanceAutomobile

De Meo, nouveau DG de Renault, se dit "optimiste" sur le redressement du groupe

AFP

Publié le 20 juin 2020 à 06:49 - Mis à jour le 20 juin 2020 à 09:14

Le manager de 52 ans, francophone et polyglotte, est très attendu chez Renault.

Le manager de 52 ans, francophone et polyglotte, est très attendu chez Renault.

ALBERT GEA

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

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Luca de Meo, recruté auprès du groupe Volkswagen, a commencé ces derniers jours à visiter des sites de l'entreprise en France. Il s'est dit "impressionné par la compétence des gens de Renault": "une bonne nouvelle" pour l'avenir.

Le nouveau directeur général de Renault, Luca de Meo, qui prendra ses fonctions le 1er juillet, s'est dit "confiant" vendredi sur la capacité de redressement du constructeur automobile français en difficulté, lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires. Luca de Meo, recruté auprès du groupe Volkswagen, dont il a redressé la marque espagnole Seat, a commencé ces derniers jours à visiter des sites de l'entreprise en France. Il prenait la parole publiquement pour la première fois en tant que futur dirigeant de la société, lors de cette réunion à huis clos retransmise sur internet.

Se disant "impressionné par la compétence des gens de Renault", il y a vu "une bonne nouvelle" pour l'avenir "parce que dans l'automobile, lorsque les choses sont bien faites (...), les situations peuvent se retourner très, très vite". Il a souligné que "le sentiment d'urgence [était] partagé à tous les niveaux":

"Nous en avons besoin, car la mobilisation de tous en ce moment est absolument nécessaire".

Humilité et sérénité

Plombé par des surcapacités de production, Renault, qui était en difficulté financière avant même la crise du Covid-19, s'est engagé dans un plan d'économies de 2 milliards d'euros sur trois ans qui prévoit 15.000 suppressions d'emplois dans le monde, dont 4.600 en France. "Je suis tout à fait conscient de la difficulté de la situation dans laquelle se trouve l'entreprise, aggravée par un contexte économique adverse", a déclaré Luca de Meo lors de sa prise de parole, dans un français impeccable.

"C'est avec humilité et aussi sérénité que je prendrai mes fonctions le 1er juillet. Humilité car le défi est d'envergure, et sérénité car c'est une situation que j'ai déjà quelquefois vécue, et j'ai pu voir qu'on peut s'en sortir par le haut", a déclaré le dirigeant italien."Je suis optimiste et je suis confiant", a-t-il martelé.

"Un visionnaire d'un monde automobile en pleine mutation"

Le manager de 52 ans, francophone et polyglotte, est très attendu chez Renault. Arrivé il y a quatre ans à la tête de Seat, alors en perte de vitesse, Luca de Meo a conduit la marque vers les sommets, avec un record de ventes en 2019, pour la deuxième année consécutive, avec plus de 574.000 véhicules écoulés. Après avoir commencé sa carrière chez Renault, il avait rejoint Toyota, puis Fiat, où il s'est illustré en orchestrant la renaissance de la Fiat 500. Arrivé chez Volkswagen en 2009, il avait notamment dirigé le marketing d'Audi.

Se disant "très heureux" de l'arrivée de Luca de Meo, le président du conseil d'administration de Renault, Jean-Dominique Senard, a fait l'éloge de ce passionné d'automobiles, estimant qu'il serait "un atout" pour le groupe.

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"Son expertise et sa passion en font un stratège et un visionnaire d'un monde automobile en pleine mutation", a-t-il dit.

Le lien avec le Japon "assuré et apaisé"

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Jean-Dominique Senard a également vanté la renaissance de l'alliance avec les constructeurs japonais Nissan et Mitsubishi, qui avait traversé une grave crise l'an dernier, dans le sillage de la chute de son patron emblématique Carlos Ghosn fin 2018.

"Aujourd'hui, le lien avec le Japon est assuré et apaisé. C'était une priorité absolue et je me réjouis avec l'aide de tous d'avoir atteint cet objectif. L'alliance s'en porte beaucoup mieux, se relevant ainsi de ses dissensions passées", a-t-il déclaré."Aujourd'hui, les fondations sont solides, nous sommes en ordre de marche et prêts à donner à Renault le grand avenir qu'il mérite", a-t-il encore affirmé.

AFP

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