Pour la première fois, la région Centre-Val de Loire a réservé un stand au prochain salon Hyvolution, le rendez-vous international des acteurs de l'hydrogène, qui se tiendra du 30 janvier au 1er février à la porte de Versailles à Paris. La collectivité embarquera sur son espace le producteur d'hydrogène vert Eneralys.
Basée à Paris, cette société projette d'installer à l'horizon 2027-2028 une unité sur le Technoparc de Salbris en Loir-et-Cher. En retrait vis-à-vis de cette énergie propre et renouvelable, mais coûteuse à produire, le Centre-Val de Loire compte rattraper son retard à marche forcée. A la clé, une part de 10 à 15% d'hydrogène vert dans le futur mix énergétique de la région, qui s'est engagée à une réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre sur son territoire en 2030. L'objectif pour Anne Besnier, vice-présidente de la région déléguée à la recherche et l'innovation, est donc d'attirer rapidement de nouveaux acteurs de l'hydrogène vert en Centre-Val de Loire pour constituer une véritable filière économique. « La stratégie de la collectivité vis-à-vis de l'hydrogène propre s'articule autour de deux axes, précise l'élue régionale. Il s'agit d'une part d'adresser les flottes privées et publiques de transports, bennes à ordures, poids-lourds, autocars et véhicules utilitaires, et d'autre part les entreprises grosses consommatrices de gaz, comme les verriers et des imprimeurs ».
Des groupes leaders comme Pyrex-Duralex à Châteauroux dans l'Indre et à la Chapelle Saint Mesmin dans le Loiret, ainsi que Maury à Malesherbes dans le Loiret, figurent ainsi parmi les futurs consommateurs visés.
Si, à ce jour, une seule station de distribution d'hydrogène décarboné, le dispositif HyTouraine à Sorigny en Indre-et-Loire, est opérationnelle, les projets de nouvelles unités de production se multiplient en Centre-Val de Loire. Pas moins d'une quinzaine sont recensés dans les six départements du territoire qui viendront nourrir à court ou moyen terme l'écosystème en gestation.