L'équipementier OPmobility sort bénéficiaire de 2024, malgré la crise automobile
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OPmobility fournit notamment les « Big Three » de Detroit General Motors, Stellantis et Ford.
DR/OPmobility
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OPmobility fournit notamment les « Big Three » de Detroit General Motors, Stellantis et Ford.
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OPmobility ne connaît pas la crise. Alors que plusieurs acteurs du secteur comme Valeo ou Continental souffrent sur un marché automobile perturbé, le groupe français (ex-Plastic Omnium) a publié un chiffre d'affaires consolidé de 10,5 milliards d'euros (+1,6 % sur un an) et un bénéfice net (part du groupe) de 170 millions d'euros (+4,2 %).
L'équipementier, qui fournit notamment les « Big Three » de Detroit (General Motors, Stellantis et Ford), a notamment été porté en 2024 par la production de modules (pièces invisibles à l'intérieur de la carrosserie) pour Tesla au Texas mais aussi de pare-chocs pour ses clients traditionnels Volkswagen et Stellantis. « Dans un contexte assez challenging (difficile) de transformation, le groupe est très heureux d'avoir été capable de croître en valeur absolue », a souligné Laurent Favre, directeur Général d'OPmobility, lors d'une conférence de presse. En conséquence, le conseil d'administration a proposé le versement d'un dividende de 0,60 euro par action.
Sur un marché automobile attendu comme stable en 2025, la direction du groupe a affirmé qu'il améliorerait ces résultats, mais sans donner d'objectif précis. Son chiffre d'affaires dans l'éclairage doit encore monter en puissance, après des acquisitions récentes dans le domaine (AMLS Osram, Varroc).
« Il y a beaucoup encore d'incertitudes sur le marché, sur le mix géographique (des ventes), sur la décision que peut prendre Donald Trump et la décision que peut prendre la Commission européenne le 5 mars quand elle rendra sa copie sur la revoyure potentielle (des normes d'émission) CAFE pour 2025 », a expliqué Laurent Favre.
Alors que le marché européen devrait rester faible, le groupe mise pour les prochaines années sur l'Amérique du Nord, qui représente déjà 29 % de son chiffre d'affaires et a progressé de 7,8 % en 2024.
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Les conséquences des droits de douane annoncés par le président américain sur l'importation d'automobiles restent à évaluer. « Globalement, on a un modèle d'affaires qui nous protège quelque part parce qu'on est très régionalisé, très localisé. C'est-à-dire que quand on est aux États-Unis, pour le marché américain, on produit aux États-Unis et une grande partie des composants qu'on utilise pour nos produits vient des États-Unis », a dit Laurent Favre. Mais les choses pourraient être plus compliquées pour ses clients qui exportent des véhicules vers ou depuis l'Amérique et qui pourraient être touchés.
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Laurent Favre constate par ailleurs que, face à un marché de la voiture électrique moins explosif que prévu, ses clients « relancent des technologies de moteur à combustion moins polluantes, soit plus d'hybrides, voire même des diesels pour des durées de vie plus importantes », ce qui favorise le fabricant de réservoirs.
(Avec agences)
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