Renault veut s'inspirer des kei cars japonaises pour contrer les voitures électriques chinoises
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La Nissan Sakura fait partie des rares kei cars électriques disponibles au Japon.
Reuters
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« La solution, c'est de s'inspirer du concept des kei cars », a insisté Luca de Meo, directeur général de Renault Group et président de l'association des constructeurs européens, dans une lettre envoyée la semaine dernière aux industriels de l'automobile européenne. Ce n'est pas la première fois que le numéro 1 de Renault évoque ces petites voitures inconnues en Europe. Déjà, lors d'un précédent discours à la tête de l'Association des constructeurs européens d'automobiles, l'ACEA, il avait déclaré qu'il s'agissait d'un modèle à suivre pour proposer des voitures électriques peu chères et, ainsi, concurrencer directement les voitures chinoises.
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Ces kei cars, ou keijidōsha, signifient « voitures légères » en japonais. Et pour cause. Ces petits modèles doivent impérativement avoir une longueur inférieure à 3,40 mètres et une largeur inférieure à 1,48 mètre, à mi-chemin entre une Citroën Ami et une Fiat 500. Apparus dans les années 50 au Japon, ces voitures devaient répondre aux besoins de mobilités des habitants qui ne pouvaient pas s'offrir de voitures traditionnelles en raison de leur prix trop élevé. Taxe réduite à l'acquisition, assurances moins chères, mais aussi avantages aux péages et au stationnement : le pays du Soleil levant a mis en place une armada d'incitations financières à destination de ces kei cars, boostant par la même occasion la production automobile japonaise.