Le nombre de véhicules neufs vendus en France est passé de 2,21 millions en 2019 à 1,72 million en 2024, soit 22 % de baisse, relève l’Institut Mobilités en Transition.
La hausse des prix des véhicules neufs entre 2020 et 2024 est due pour moitié à des causes « choisies » par les constructeurs automobiles pour assurer de meilleures marges, selon une étude de l’Institut Mobilités en Transition publiée jeudi.
Le prix du véhicule neuf a augmenté de 6 800 euros en quatre ans
Le prix du véhicule neuf a augmenté de 6 800 euros en quatre ans
24 % en quatre ans. C'est la hausse des prix catalogue des véhicules neufs achetés en France, qui ont augmenté de 6 765 euros entre 2020 et 2024, selon une étude publiée ce jeudi 22 mai par l'Institut Mobilités en Transition, fondée par l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Le prix moyen d'un véhicule est ainsi passé de 28 107 euros en 2020 à 30 605 euros en 2021, 32 952 euros en 2022, 34 590 euros en 2023 et a grimpé jusqu'à 34 872 euros en 2024.
La moitié de la hausse est « choisie » par les constructeurs
La moitié de la hausse est « choisie » par les constructeurs
L'étude révèle que la moitié de cette hausse (12 points sur 24) est due à des causes « choisies » par les constructeurs, à savoir « une montée en gamme via la segmentation (diminution de l'offre et des ventes de citadines, augmentation de celles des véhicules de type SUV, de véhicules de gamme supérieure ou de versions plus équipées des modèles) » et « une augmentation des prix par segment pour accroître la profitabilité des modèles ». Les causes peuvent aussi être « subies » (inflation des matières premières, coût du travail, 6 points sur 24) ou « hybrides » (électrification, 6 points également).
Fiat, Mercedes, Dacia... Les marques qui augmentent le plus
Fiat, Mercedes, Dacia... Les marques qui augmentent le plus
Selon l'étude, les marques qui sont montées en gamme sont Fiat, dont les prix des voitures ont augmenté de 42 %, Mercedes (+44 %), Renault (+32 %), Kia (+30 %), Hyundai (+25 %) et Ford (+26 %). Trois marques n'ont pas touché à leur mix énergie, mais ont connu une « augmentation simple » des prix : Dacia (+44 %), Skoda (+27 %), Opel (+27 %). Toyota enregistre de son côté une hausse de 19 %, Volkswagen de 18 %, Peugeot de 17 %, Citroën de 18 % et Audi de 15 %.
Une baisse du nombre de véhicules neufs vendus
Une baisse du nombre de véhicules neufs vendus
Conséquences évidentes de ces hausses : « L'industrie automobile européenne traverse depuis 2020 une polycrise systémique dont l'élément le plus sensible et impactant est la baisse structurelle des volumes des ventes par rapport à la période pré-Covid », souligne l'étude. « Ainsi, en France, nous sommes passés de 2,21 millions de véhicules neufs vendus en 2019 à 1,72 million en 2024, soit 22 % de baisse. » Un phénomène « observable dans des proportions comparables dans de nombreux pays d'Europe ».
Cette situation entraîne également « un ralentissement du renouvellement du parc s'étendant au marché de l'occasion, donc un vieillissement de ce dernier ».L'âge moyen des voitures en circulation en France était de 11,2 ans au 1er janvier 2024, selon les chiffres du Service des données et études statistiques (SDES), contre 10,1 ans au 1er janvier 2017. L'âge moyen des acheteurs de voitures neuves est par ailleurs de 54,3 ans, selon une étude du cabinet C-Ways parue en janvier, contre 44 ans dans les années 1990.
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