DATE IMPORTED:05 March, 2019Renault CEO Thierry Bollore presents the new Renault Clio at the 89th Geneva International Motor Show in Geneva, Switzerland March 5, 2019. REUTERS/Denis BalibouseSELECT USAGEUSAGE AGREEMENT SYSTEM ID:RTX6PPNSIMAGE...
Pour son nouveau patron, l'avenir du constructeur automobile français n'est plus lié au destin, notamment judiciaire, de son ancien chef charismatique. Thierry Bolloré reconnaît toutefois qu'il faudra redonner un nouveau souffle à l'Alliance avec Nissan, mais que la disparition de celle-ci était hors de propos.
« Nous avons tourné la page Carlos Ghosn. » Cette terrible sentence n'a pas été prononcée par n'importe qui. Elle vient de Thierry Bolloré, qui réunissait, mardi 5 mars, la presse à l'occasion du Mondial de l'automobile de Genève. Celui qui est devenu le nouveau directeur général de Renault, n'avait pourtant jamais eu un mot de travers à l'encontre de son mentor, arrêté le 19 novembre dernier à Tokyo pour fraude fiscale et malversations financières.
Et alors que, hasard du calendrier, la justice japonaise venait d'accéder à la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn, Thierry Bolloré a tenté de prendre de la hauteur. Mais tout le sang froid et la naturelle pudeur face à l'adversité de ce Breton réputé affable n'ont pu dissimuler une certaine émotion.
« Le pic de la crise est passé »
Cependant, le calendrier judiciaire de Carlos Ghosn n'est désormais plus le problème de Renault, depuis sa démission de la présidence, remplacé par Jean-Dominique Senard le 24 janvier dernier.
« Le pic de la crise est passé », a asséné Thierry Bolloré. Et de rappeler que, pendant ces cent jours de crise, la continuité opérationnelle a été assurée. « Nous y avons évidemment passé beaucoup d'énergie, mais les résultats financiers 2018 parlent d'eux-mêmes, et l'année 2019 a démarré conformément à ce que nous avions prévu », a-t-il insisté.
Voilà une cinglante réponse aux Cassandre qui promettaient le pire à Renault s'il arrivait quoi que ce soit à Carlos Ghosn, le patron tout-puissant du groupe français. Il faut néanmoins rappeler que Thierry Bolloré avait été nommé COO, autrement dit numéro deux du groupe, seulement quelques mois auparavant, ce qui a probablement permis de faciliter la continuité managériale.
Sur l'Alliance avec Nissan, Thierry Bolloré s'est montré plus « prudent ». S'il n'a montré aucun doute sur la solidité de celle-ci, il a néanmoins reconnu qu'il fallait lui donner une nouvelle impulsion. « Il faut plus d'Alliance et mieux d'Alliance », a-t-il déclaré, en précisant que celle-ci devait être « plus souple et plus agile ».
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