Pékin fulmine après l'interdiction américaine des voitures équipées de technologie chinoise
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Pékin se dit « fermement opposé » à l'interdiction américaine de véhicules connectés intégrant des pièces chinoises.
MAXIM SHEMETOV
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Pékin se dit « fermement opposé » à l'interdiction américaine de véhicules connectés intégrant des pièces chinoises.
MAXIM SHEMETOV
Sans surprise, Pékin se dit « fermement opposé » à l'interdiction américaine de véhicules connectés intégrant des pièces chinoises. Annoncée le 14 janvier par les États-Unis, cette mesure concerne aussi bien les véhicules intégrant de la technologie chinoise ou russe, tant en termes de composants que de logiciels. Le pays de l'Oncle Sam estime que ces éléments représentent un risque pour la sécurité nationale. Un argument jugé « sans aucun fondement » par Pékin.
« La Chine exhorte les États-Unis à cesser de généraliser à outrance le concept de sécurité nationale et à mettre fin à leur répression déraisonnable des entreprises chinoises », a asséné Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse régulière, ce mercredi 15 janvier.
« De telles pratiques perturbent la coopération économique et commerciale entre les entreprises, violent les principes de l'économie de marché et de la concurrence loyale », a appuyé le diplomate. Pékin a promis qu'elle « prendra les mesures nécessaires » pour « défendre résolument ses droits et intérêts légitimes. »
La décision américaine fait suite à une enquête publique du département du Commerce lancée fin septembre. Elle vient de s'achever avec la publication de nouvelles règles visant à « sécuriser la chaîne d'approvisionnement des véhicules connectés des menaces extérieures ». « Les voitures ne sont plus simplement de l'acier sur roues, ce sont des ordinateurs. Elles ont des caméras, des micros, des dispositifs GPS et d'autres technologies connectées à internet », a souligné la secrétaire américaine au Commerce sortante, Gina Raimondo. L'interdiction ne sera pas effective tout de suite. Elle sera progressive et débutera en 2027 pour les logiciels, 2029 pour les équipements, a précisé le ministère.
Dans les faits, le gouvernement américain craint que les dispositifs connectés dans les voitures soient utilisés à des fins d'espionnage. Mais également qu'ils puissent faire l'objet de cyberattaques, et débouchent sur la prise de contrôle des véhicules à distance. Les nouvelles règles imposent désormais aux constructeurs automobiles de se passer de tout équipement ou logiciel provenant de fournisseurs « ayant un lien suffisant avec la Chine ou la Russie ».
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Une telle mesure permet d'exclure du marché américain les constructeurs chinois. Ces derniers ont d'ailleurs pris de l'avance dans les voitures connectées. Les États-Unis n'en sont pas à leur coup d'essai dans la volonté de protéger leur marché automobile. Les mêmes interdictions avaient déjà été prises en septembre dernier sur les voitures électriques chinoises, et Washington justifiait également sa décision par des considérations de sécurité nationale.
Qui plus est, depuis le 27 septembre, les voitures électriques chinoises sont taxées à hauteur de... 100%. Une situation qui n'est pas près de s'améliorer avec l'arrivée de Donald Trump. De retour à la Maison Blanche le 20 janvier, il a déjà annoncé vouloir imposer des droits de douane sur l'ensemble des produits entrant aux États-Unis, avec une surcote pour ceux provenant de Chine, qui pourrait être taxé entre 60% et 100% de leur valeur.
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Pour l'heure aucune voiture connectée chinoise n'est vendue aux États-Unis. BYD vend des autobus en Californie, qui ne sont pas concernés par l'interdiction. Certains constructeurs occidentaux, comme Volvo -groupe suédois mais contrôlé par la société chinoise Geely -, Polestar, Buick (groupe GM) ou Lincoln (filiale de Ford) y commercialisent des véhicules fabriqués en Chine. Le fabricant américain Tesla produit par ailleurs en Chine des véhicules électriques destinés à l'exportation.
(Avec AFP)
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